Production, import et consommation : La dégringolade italienne

François d'Alteroche

Qu'il s'agisse de production, d'importation ou de consommation, la tendance est partout à la baisse pour le secteur italien de la viande bovine. Ces données statistiques ont été présentées par Kees de Roest, économiste agricole, à l'occasion d'une journée organisée fin juin à Paris par l'Institut de l'élevage sur la production de viande bovine dans le monde.
« Tout d'abord il y a eu nettement moins de bétail maigre importé de France l'an dernier mais aussi en 2007, diminuant de ce fait le volume de bétail disponible pour l'abattage. Les importations de viande ont aussi été en nette diminution. Cela a d'abord concerné la viande importée depuis le Brésil, compte tenu de l'embargo décidé par l'Union européenne suite aux problèmes sanitaires pour la viande de cette provenance. Cette baisse des viandes brésiliennes n'a été qu'en partie compensée par une hausse des quantités importées de France (+13 %) mais également de Pologne (+16 %) », expliquait Kees de Roest.
Les plus faibles niveaux de consommation de viande bovine ont été partiellement compensés par la hausse des parts de marché de la volaille.
L'autre donnée importante de l'année écoulée concerne la hausse de 10 à 12 % du prix des animaux vivants mais également de la viande au détail.

La baisse du nombre de broutards importés explique en partie la diminution des tonnages de viande bovine produits chez nos voisins italiens. (F. d'Alteroche)

La baisse du nombre de broutards importés explique en partie la diminution des tonnages de viande bovine produits chez nos voisins italiens. (F. d'Alteroche)

Les GMS progressent

Côté distribution, on assiste à la montée en puissance, semble-t-il inexorable et surtout très rapide, des parts de marché de la grande distribution. En 2001, hypermarchés, supermarchés, supérettes et hard-discount totalisaient 53,6 % des ventes de viande bovine au détail. En 2008, ce chiffre est passé à 66 % tandis que la boucherie traditionnelle régressait de 41,1 à 30 %. Tout comme en France, le secteur de l'aval italien est confronté aux changements des habitudes de consommation. Pour tenter de maintenir ses parts de marché la filière est
à la recherche de produits innovants à base de viande bovine qui vont bien au-delà du produit brut non transformé.

 

Baisse des importations de bétail maigre l'an dernier

Le nombre total de veaux et de broutards importés en Italie a plongé de près de 400 000 têtes entre 2006 et 2008. Il est passé d'un peu plus de 1,3 million à 900 000 animaux, toutes origines géographiques confondues. Cette baisse spectaculaire résulte en bonne partie des limitations de transport liées à la FCO. Elle concerne tout particulièrement les animaux les plus légers. D'après les données statistiques, l'intensité de la baisse est moins sensible pour les animaux de plus de 300 kg.

Source Réussir Vigne Septembre 2009

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