Quarante-et-un veaux parés pour la vente

UAR (L'Union Agricole et Rurale) 15

Quarante-et-un veaux parés pour la vente

Ils ont affiché plus de 1,3 kg de gain quotidien moyen : les taureaux de la première vente salers de l’année.

Mercredi 6 février, dès 10 heures, aura lieu à la station salers du Fau à Saint-Bonnet-de-Salers la 32e vente de jeunes taureaux qualifiés. L’occasion pour les éleveurs de choisir le reproducteur le mieux adapté à leur système de production. En moyenne, 110 taureaux sont évalués chaque année au domaine du Fau, répartis en deux bandes : la série 1 est composée de veaux nés en automne (vente en février) et la série 2, de veaux nés fin d’hiver (vente en avril).

Une sélection draconienne

Pour entrer en station, ces veaux subissent une sélection draconienne : des techniciens du herd- book, appuyés par le contrôle de performances, sélectionnent rigoureusement les animaux en fonction de leurs performances en élevage, de leur morphologie et de la qualité de leur ascendance. Ils sont ainsi évalués sur leurs aptitudes bouchères, dans un même milieu, avec les mêmes soins et la même alimentation, ce qui permet de gommer les effets milieu et conduite. Et d’obtenir une estimation de leur valeur génétique sur leurs propres performances. Ces informations collectées en station sont un outil supplémentaire pour l’éleveur dans le choix du reproducteur. L’alimentation est basée sur du foin de manière à sélectionner les futurs géniteurs capables de valoriser et transformer le fourrage grossier au travers de leur croissance et de leur morphologie. L’objectif est de déterminer les veaux capables de valoriser le fourrage de l’exploitation afin de limiter les achats extérieurs et conserver l’autonomie de l’élevage. La croissance moyenne des 41 veaux est assez soutenue (au regard du régime alimentaire) pour un gain moyen station 1 360 g/j avec un veau du Cantal à 1 596 g/j et un PAT (poids âge type) 400 jours maxi de 597 kg.

Sécurité et qualité

Habitué de la station où il se déplace chaque année, Éric Grasser, éleveur dans le Bas-Rhin(1), estime que la station “est une sécurité par rapport à la qualité du taureau acheté”. D’une part, parce que “les veaux sont sélectionnés en amont par les techniciens du herd-book parmi un grand nombre d’animaux, d’autre part, parce que le catalogue station (NDLR : qui récapitule les origines, les performances) permet de comparer les veaux les uns par rapport aux autres et de faire le meilleur choix”. Il investit en général sur deux taureaux, dans le milieu de l’ordre de vente, achetés en copropriété avec un éleveur voisin. Ces taureaux sont utilisés pendant trois montes successives sur chaque élevage puis sont échangés. Les deux acheteurs recherchent des taureaux avec du développement, “du gabarit pour faire des carcasses lourdes”. La qualité du bassin et l’index “facilité de naissance” sont aussi importants pour préserver des vêlages faciles. L’éleveur du Bas-Rhin engraisse 190 taurillons provenant du Cantal et du Puy-de-Dôme. À même régime d’engraissement, ses broutards issus de taureaux évalués en station affichent systématiquement de meilleurs gains de poids que les broutards achetés : en moyenne, + 30 à + 35 kg pour les veaux issus de son élevage avec une conformation bien supérieure. (1) L’élevage compte 110 vaches sur 135 ha dont 40 ha de betteraves-maïs. Il produit 240 taurillons.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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