Redynamiser l’AOC Maine Anjou

Cyrielle Delisle - Réussir Bovins Viande Décembre 2012

Redynamiser l’AOC Maine Anjou
L’AOC Maine Anjou lance un travail de qualité et d’innovation pour maintenir un objectif de 30 centimes le kilo de plus-value. © C. Delisle

Lors de son assemblée générale qui s’est tenue fin novembre 2012, au Domaine des Rues, le point a été fait sur l’activité 2012 de la filière AOC Maine Anjou.

Pour la première fois depuis 2008, la filière AOC Maine Anjou est en perte d’activité. « La hausse des cours a pénalisé l’AOC. Mais cette situation est à relativiser. L’année 2011 en effet, a été une très bonne année. Nous sommes revenus aux volumes de 2008, soit 1 500 animaux inscrits (selon les prévisions) », constate Ghislain Aminot, animateur du syndicat de défense de la viande Maine Anjou, avant de poursuivre, « Nous avons ainsi décidé d’engager avec les éleveurs, un programme de relance pour redynamiser l’AOC. »
Ce plan se décline en deux axes pour les deux prochaines années. Le premier consiste à travailler sur le positionnement du produit en allant vers davantage de haut de gamme. Le second doit servir le premier, par un travail effectué sur les facteurs de qualité de la viande (tendreté et persillé). « Ainsi, nous allons renforcer les contrôles qualité à l’abattoir. Un petit morceau de viande sera prélevé sur les carcasses pour analyser la tendreté et le persillé. Puis, ces résultats seront reliés à l’ADN de l’animal. Tout ceci dans le but d’augmenter encore la qualitéde la viande AOC et permettre aux adhérents de retrouver une plus-value. »

L’AOC Maine Anjou a toujours trois principaux clients

Tout au long de l’année 2012, les prix des animaux ont été relativement proches des tarifs du marché. En fin d’année, ils retrouvent une plus-value de 30 centimes (la vache R = est à 4,50 €/kgC).
Les trois principaux débouchés de l’AOC Maine Anjou restent Auchan, Monoprix et la chaîne de restauration Hippopotamus. Pour 2013, l’objectif est de commercialiser davantage en local. Les vaches de 465 kg de carcasse en moyenne (classées R+ et R =) représentent 80 % des volumes, le reste étant des bœufs classés R+ de 540 kg carcasse. Le nombre d’éleveurs adhérents a légèrement diminué en passant de 200 en 2011 à 190 cette année, conséquence des cours élevés, mais également de la diminution nationale du nombre d’éleveurs. Ils viennent de cinq départements différents : Maine-et-Loire, Mayenne, Loire-Atlantique, Sarthe et nord Deux-Sèvres.

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