Réunion avec les opérateurs commerciaux : Rendez-vous annuel au GDSCC avec les opérateurs commerciaux de bovins

Dr Didier GUERIN

Le rendez-vous annuel de rencontre avec les opérateurs commerciaux a été centré sur les implications directes ou indirectes de la fièvre catarrhale sur les mouvements d'animaux.

Une rencontre focalisée sur les implications de la fièvre catarrhale

Une rencontre à destination de l'ensemble des opérateurs commerciaux s'est déroulée ce 22 avril au GDSCC. Ce rendez-vous est annuel avec une adaptation des dates selon l'actualité et les besoins. L'avancement de la date en 2008 correspond à une nécessité pour la DDSV par rapport à l'évolution du système TRACES (voir ci-dessous). Les objectifs de ces rendez-vous annuels sont d'aborder tout ce qui a trait au sanitaire, de présenter les évolutions réglementaires et organisationnelles et de recueillir les besoins et problèmes des uns et des autres. Cette réunion a été co-animée par la DDSV, l'EDE et le GDSCC.

Une réglementation relative à la notification des mouvements par les opérateurs commerciaux complémentaire des autres intervenants

Annette Rousselet du Service Identification de la Chambre d'Agriculture de la Creuse a présenté le schéma général de circulation de l'information des mouvements des bovins. Tout négociant doit être recensé auprès du Service Identification du département dont dépend son siège social qui lui est attribue un Numéro d'Exploitation de Négoce, et un Numéro d'Exploitation par Centre de rassemblement ou de transit. 16 négociants et 17 centres de rassemblement agréés sont recensés en Creuse. Les modalités de notification sont les suivantes :
Seuls les mouvements d'animaux passant par un centre de rassemblement ou de transit doivent être notifiés.
Les négociants ont 7 jours pour notifier, comme les éleveurs.
Il existe deux modalités pour notifier le mouvement des animaux par le point focal par voie informatique ou par notification papier envoyée par courrier au service EDE. A ce jour, la majorité des opérateurs notifient au point focal.

 

Une certification aux échanges intracommunautaires qui demande des adaptations

Jean-Louis Ritti de la DDSV à rappelé les principes de la réglementation pour procéder aux échanges intracommunautaires, les animaux doivent :
Satisfaire aux exigences sanitaires des directives (brucellose, tuberculose…).
Etre identifiés (boucles, passeport…).
Etre accompagnés d'un certificat sanitaire élaboré 24h avant le départ (signé par un vétérinaire officiel, élaboré en deux langues : français et langue du pays de destination, accompagné d'un carnet de route validé par le vétérinaire co-certificateur)
Parallèlement, un message informatique doit être envoyé au pays destinataire avant l'arrivée des animaux. Le certificat pour l'exportation se compose des trois parties suivantes, par ordre chronologique : Description du lot par l'opérateur ou la DDSV, certification sanitaire par la DDSV et visite sanitaire par le vétérinaire sanitaire du centre de rassemblement agréé (VSCRA). Un message informatique est envoyé par la DDSV.

Une procédure dite alternative de simplification depuis 1997…

En raison du contexte particulier que représente le marché important de l'exportation vers l'Italie ou l'Espagne, la nécessité de pouvoir élaborer des certificats à tout moment (la nuit, le week-end…), une procédure dite alternative a été mise en place en 1997 avec une certification sanitaire de la DDSV préalable à la description du lot et la visite sanitaire. Dans ce schéma, le message informatique est fourni aux autorités de destination par la DDSV après le départ. Cette procédure s'est imposée. Sur les 400 centres de rassemblement français, la moitié sont en procédure alternative dans une quarantaine de départements. Au niveau national, 53.000 certificats pour l'exportation ont été établis en 2007 pour des bovins, ovins, caprins ou porcins dont 44.000 élaborés via la procédure alternative. Plus de 80% des animaux sont échangés via la procédure alternative. C'est une procédure qui donne satisfaction. Seule une centaine d'anomalies ont été rapportées sur les 44.000 certificats émis, 55% liés à des problèmes d'identification, 30% à des erreurs dans la certification et 15% pour des causes diverses.

… qui doit s'adapter

Suite à la mission de l'Office Alimentaire et Vétérinaire (OAV) effectuée du 11 au 18 décembre 2007 en relation avec les problématiques fièvre catarrhale, deux points importants ont été relevés :
La signature anticipée des certificats par les vétérinaires officiels d'où la nécessité de définir un vétérinaire officiel pour chaque centre.
Une utilisation du message TRACES non-conforme à la réglementation. Il est nécessaire que le numéro TRACES apparaisse sur le certificat sanitaire manuscrit accompagnant les animaux. TRACES (TRAdes Control et Expert System) est un système informatique au niveau communautaire qui a été mis en place le 1er avril 2004 avec un serveur situé au Luxembourg.
Chaque opérateur va devoir s'inscrire pour pouvoir rédiger une partie du certificat sanitaire sur le logiciel TRACES pour obtenir le numéro permettant la traçabilité de l'échange et le mentionner sur le certificat sanitaire manuscrit avant le départ des animaux.

Pour la fièvre catarrhale, un point sur la situation, l'impact sur les échanges.

J'ai rappelé les points principaux, en relation avec la commercialisation des animaux :
Une situation sanitaire exceptionnelle non-connue depuis 50 ans. Nous sommes face à une épizootie (1er cas rapporté en août 2006, 2..200 cas en 2006, plus de 45.000 cas en 2007 avec une extension géographique considérable) qui provoque des atteintes sanitaires importantes dans les troupeaux. Nous somme donc face à une crise économique d'origine commerciale (blocage des échanges) et sanitaire (mortalités, animaux malades).
Une évolution des possibilités d'échange entre les zones réglementées et les zones indemnes (l'Italie déjà mais aussi très prochainement l'Espagne et d'autres pays) qui vont se limiter aux animaux vaccinés ou immunisés.
Un délai de commercialisation après la vaccination qui reste bloqué pour l'instant, malgré les négociations en cours, à 90 jours après la 1ère injection (pour le vaccin Merial utilisé jusqu'à maintenant sur les broutards). Ce délai peut être actuellement réduit avec la mise en place d'une virologie 37 jours minimum après la 2ème injection vaccinale. Une demande de limitation du coût de la virologie dans ce contexte a été réalisée par le GDSCC auprès du Conseil Général.

 

Un message passé auprès des éleveurs de contacter leurs opérateurs commerciaux. Que ce soit au cours des réunions cantonales, lors des appels ou venues au GDSCC ou à tout autre occasion relative à cette problématique, il est indiqué aux éleveurs de contacter leurs opérateurs commerciaux afin d'étudier avec eux la solution la plus adaptée à chaque situation.
Concernant les disponibilités de vaccins, a été débloqué en urgence du vaccin Merial, avec pour la Creuse, une 1ère livraison en mars pour 8.500 broutards puis pour 7.100 en avril. Par la suite, seront disponibles, spécifiquement pour les broutards une dotation mensuelle pour 6.600 broutards en Creuse avec du vaccin Intervet. La 1ère livraison intervient la 1ère semaine de mai. Pour la vaccination du cheptel de souche, l'arrivée des vaccins est prévue en juin.

Source Groupement de Défense Sanitaire du Cheptel Creusois

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires