Se concentrer sur le coût alimentaire

François d'Alteroche

Se concentrer sur le coût alimentaire
Dans certains systèmes naisseurs du centre de la France, la hausse des charges liées à l'alimentation explique pour partie la hausse des coûts de production. - © F. d'Alteroche

Pour un même système, les coûts de production liés à l'alimentation peuvent être très contrastés d'une exploitation à une autre. L'analyse de leurs résultats permet de distinguer différentes stratégies. Certaines sont plus efficaces que d'autres.

Se concentrer sur le coût alimentaire
F. d'Alteroche

Pour en savoir plus

Voir dossier Réussir Bovins Viande d'octobre 2016. RBV 241, p. 16 à 32.

Au sommaire :

. p. 18 - L'alimentation reste le pivot du coût de production. Etude sur 164 exploitations.

. p. 24 - " Les fermes de référence fournissent des repères ". Christèle Pineau, réseau d'élevage Inosys.

. p. 26 - " J'essaye de ne produire qu'avec ce dont je dispose ". Bernard Blin, dans la Nièvre.

. p. 30 - " Nous engraissons avec de l'herbe et des céréales ". Christelle et Denis Rigoulet dans le Forez.

Dans le contexte économique plombé du moment, réaliser un dossier sur les coûts de production, et plus particulièrement sur ceux liés à l'alimentation, peut être analysé comme une provocation. Souvent ce discours agace, dans la mesure où la plupart des éleveurs ont déjà l'impression d'avoir efficacement serré tous les boulons.

Comparer les situations entre des exploitations où le système de production et le type d'animaux produits sont très similaires, est pourtant riche d'enseignements. Cela permet d'analyser différentes stratégies, et surtout de repérer si certaines s'avèrent être plus efficaces que d'autres. Il s'agit alors de savoir comment et pourquoi elles le sont.

Ce travail a récemment été réalisé pour des systèmes naisseurs du centre de la France. L'analyse des chiffres a mis en évidence les points forts et faibles de certaines exploitations. Bien entendu, les précédents exercices ont été pris en compte. La conjoncture était alors plus sereine que le marasme du moment. Pour autant, les systèmes qui ont une longueur d'avance en période favorable la maintiennent ensuite les années de vaches maigres. La comparaison des données technico-économiques entre exploitations permet aussi de mieux comprendre pourquoi certaines sont plus sensibles que d'autres aux aléas de la conjoncture.

Fini la main lourde sur la complémentation !

Pour la production de bétail destiné à l'engraissement, le prix des céréales et des tourteaux a pu inciter à une époque à avoir la main un peu lourde. Au début des années 2000, le prix du bétail maigre était plus attractif, en particulier au moment du creux de sortie estival. Cela pouvait inciter à complémenter de façon généreuse des broutards nés tôt en saison dans la mesure où il y avait la perspective d'avoir un véritable retour sur investissement. La situation a bien changé depuis. L'analyse de différentes trajectoires d'exploitation confirme que c'est le respect d'un certain nombre de fondamentaux, concernant tout autant la conduite d'élevage, la gestion du pâturage que les performances du système fourrager, qui permettent d'atteindre une meilleure efficacité économique sans devoir toujours augmenter la productivité de la main-d'oeuvre.

Source Réussir Bovins Viande

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