Suites de l’AG et du décret « Gouvernance » au CA de GDS Creuse. Pour un troupeau sain, sur et rentable

Marien BATAILLE / Dr Didier GUERIN

Suites de l’AG et du décret « Gouvernance » au CA de GDS Creuse. Pour un troupeau sain, sur et rentable

Conseil d’Administration (CA) de GDS Creuse => Ce 05 juillet, GDS Creuse a réuni son Conseil d’Administration afin d’élire son bureau et faire le point sur les différents dossiers sanitaires.

Suites de l’AG et du décret « Gouvernance » au CA de GDS Creuse. Pour un troupeau sain, sur et rentable

Suite à son Assemblée Générale (AG) du 23 avril, le Conseil d’Administration de GDS Creuse s’est réuni ce 05 juillet. L’application du décret relatif à la reconnaissance des organismes à vocation sanitaire, le statut départemental et l’approche collective du troupeau et de nombreux autres dossiers ont été étudiés par les membres du CA.

Un bureau de GDS Creuse dans la continuité, un CA à votre écoute

Notre CA est composé de 18 membres à voix délibératives : 12 délégués cantonaux (élus pour trois ans et renouvelés par tiers par les 97 délégués cantonaux lors de l’AG) et 6 représentants de structures (Groupement Technique Vétérinaire, Ordre des Vétérinaires, Syndicat Départemental des Vétérinaires d’Exercice Libéral, Conseil Général, Chambre d’Agriculture et Syndicat Départemental des Exploitants Agricoles majoritaire). Le nouveau bureau élu est dans la continuité (cf. tableau). Nos bureau et conseil d’administration sont à votre écoute, n’hésitez pas à les solliciter pour toute suggestion ou tout besoin.

Une situation IBR de plus en plus favorable, un atout commercial, une prophylaxie à conclure

Avec 2.976 cheptels négatifs (95,23%) et 2.908 certifiés (93,06%), l’élevage creusois amplifie sa bonne situation (+1% de cheptels négatifs et certifiés par rapport à 2010/2011). Cela constitue un atout pour la commercialisation comme l’illustre l’augmentation des demandes d’attestations pour les exportations (multiplication par 2 par rapport à la campagne précédente). Parallèlement, le nombre de cheptels positifs poursuit sa baisse (-1% par rapport à 2010/2011) avec 131 cheptels positifs (4%). Cela permet d’envisager à moyen terme le statut ZEF (zone à situation épidémiologique favorable soit moins de 1% de cheptels positifs) entretenu avec le seul contrôle de 20% des bovins de plus de 24 mois dans les ateliers allaitants sous appellation « indemne IBR ».

Une implication collective pour un troupeau sain, sur et rentable

Dans le cadre de notre plan d’action, tel que définis par notre CA et notre AG (cf. articles des 13 avril et 04 mai), des groupes de travail ont été constitués avec l’implication des délégués cantonaux. Cela concerne :

  • Le statut départemental : l’IBR et le statut ZEF (cf. ci-dessus), la paratuberculose (groupes de travail nationaux analyses, garanties de cheptel, impact économique, adaptation petits ruminants), la BVD (journée nationale BVD, cf. article du 29 juin)…
  • L’approche collective du troupeau : les remontées d’informations, les interrogations des éleveurs, vétérinaires ou autres intervenants en élevage, les déséquilibres persistants ou nouveaux observés dans certains troupeaux… constituent autant de « symptômes » illustrant la nécessité de mieux faire connaître cette méthodologie.

Ces groupes de travail ont, notamment, pour but de réfléchir sur les moyens à mettre en œuvre « pour un troupeau sain, sur et rentable ».

Le virus Schmallenberg (SBV) en Creuse, une atteinte limitée, une sensibilité persistante

En Creuse, des suspicions ont été confirmées dans 9 troupeaux ovins et 16 bovins. GDS Creuse a réalisé une enquête descriptive dans chaque élevage. Les taux d’atteinte relevés sont comparables aux résultats nationaux, à savoir un taux d’atteinte moyen des femelles ayant mis bas de 16,3% pour les ovins et de 7% chez les bovins. Une enquête sérologique a été mise en place dans 15 élevages creusois. Dans les cheptels bovins avec un cas d’atteinte SBV confirmé, la prévalence varie de 20 à 93% des animaux. Dans les élevages bovins ou ovins non-atteints, la prévalence est de 2 à 16%. Ces élevages sont donc encore sensibles par rapport à une nouvelle circulation du virus de Schmallenberg cette année. Pour les dépistages cliniques, la prise en charge est maintenue pour les bovins jusqu’au 31 août. Pour les ovins, elle est terminée depuis le 31 mai. Suite à la constatation de cas non-déclarés, Philippe Monteil, Président de GDS Creuse, a rappelé l’importance de la déclaration auprès de son vétérinaire sanitaire pour une éventuelle prise en charge forfaitaire des pertes dans le cadre de la CSSA.

Une action multi-espèces qui s’étoffe à travers les différentes sections

Les actions des différentes sections, qu’elles soient régionales ou départementales ont été exposées aux membres du CA :

  • La section porcine du GRASL a confié à un groupe de travail la mission d’harmoniser les actions au niveau régional (cf. article du 22 juin). 
  • La section ovine des GDS Creuse poursuit son action avec le plan avortement, les aides au génotypage, les appuis techniques collectifs et la mise en place d’une formation éleveur infirmier à l’automne (cf. article du 20 avril).
  • La mise en place d’une section apicole est en cours avec un rapprochement du GDS apicole creusois. Ceci est, entre autres, en relation avec la délégation de mission par la DGAl aux GDS des déclarations de ruchers (cf. article du 15 juin) et le décret « gouvernance » (cf. ci-dessous).

Le décret « Gouvernance » publié au Journal Officiel avec une reconnaissance du travail réalisé par les GDS et des obligations pour l’avenir

Le décret en conseil d’Etat relatif aux organismes à vocation sanitaire (OVS), aux organismes vétérinaires à vocation technique (OVVT), aux associations sanitaires régionales (ASR) et aux délégations de mission (décret « Gouvernance ») a été publié au Journal Officiel du 1er juillet avec quatre autres décrets (prévention, surveillance et lutte contre les dangers sanitaires de 1ère et 2ème catégorie ; Conseil National d’Orientation de la Politique Sanitaire Animale et Végétale ; modernisation des missions des vétérinaires titulaires d’un mandat sanitaire ; interventions des vétérinaires sanitaires).

Les OVS ont pour mission la protection de l'état sanitaire des animaux, des végétaux, des produits végétaux, des aliments pour les animaux et des denrées d'origine animale. Les OVVT sont chargés de la formation permanente et de l'encadrement technique des vétérinaires.  L’ASR, qui fédère les organismes à vocation sanitaire, élabore puis soumet à l'approbation de l'autorité administrative un schéma régional de maîtrise des dangers sanitaires et en coordonne la mise en œuvre sous le contrôle de l'administration.

Le GRASL reconnu comme OVS « domaine animal » du Limousin

Chaque organisme est reconnu par un arrêté ministériel pour une durée de 5 ans. Ces entités doivent satisfaire un certain nombre de critères concernant leur capacité à remplir les missions qui leur sont confiées, leur compétence et leur indépendance vis à vis des activités de leurs adhérents. Les GDS régionaux sont reconnus comme OVS « domaine animal » jusqu'au 31 décembre 2014. A cette date, les GDS régionaux devront attester de la mise en place d’une accréditation sur la base de la norme 17020 (critères généraux pour le fonctionnement des différents types d’organismes procédant à l’inspection).

Une profonde évolution du schéma sanitaire animal français, une poursuite de l’investissement de GDS Creuse

Du fait des modifications réglementaires et des évolutions des besoins des élevages, le schéma sanitaire animal collectif évolue profondément. GDS Creuse, en relation avec les instances régionales (GRASL) et nationales (GDS France) poursuit son investissement. Nous vous tiendrons informés des évolutions sur ces différents dossiers. N’hésitez pas à nous faire part de toute suggestion ou de tout besoin.

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