Un rendez-vous pour créer une émulation cantalienne

Patricia Olivieri

Le 18 septembre à Coren, élèves, éleveurs et opérateurs de la filière invités à échanger sur la production.

 La transhumance ovine entre Lot et Lioran cet été a permis d’initier une première dynamique entre éleveurs du Lot et du Cantal.

Qu’attendez-vous de cette journée ovine le 18 septembre ?

Jérôme Planchot, président de la section ovine de la FDSEA : “Nous avions envie de concentrer nos efforts sur une journée afin de rassembler une fois par an les éleveurs et échanger sur cette filière dans le Cantal. Les circonstances ont fait qu’en 2012 les Ovinpiades(1), qui se déroulaient d’habitude en hiver, ont été avancées au mois de septembre afin que la finale régionale puisse se tenir au Sommet de l’élevage début octobre. On a donc sauté sur l’occasion pour regrouper ces deux temps forts ovins sur une exploitation à Coren, celle du Gaec du puy de Coujoule, avec la volonté de pérenniser cet événement à l’avenir en tournant chaque année sur des exploitations différentes. L’objectif pour nous est d’instaurer une dynamique autour de cette production dans le département”.

Pourquoi ce désintérêt autour d’une production qui bénéficie aujourd’hui de revenus comparables aux autres élevages cantaliens ?

J. P. : “C’est une production qui a toujours existé dans le Cantal mais qui a toujours été minoritaire par rapport aux bovins. À mon sens, on n’atteint pas la masse critique nécessaire pour générer une émulation, une dynamique alors qu’effectivement la production ovine présente une viabilité similaire à celle des autres productions animales du département. Je pense que si on ne montre pas d’exemples d’exploitations qui marchent bien en ovins, on aura du mal à intéresser les jeunes. C’est ce que font nos confrères du Lot et que nous voulons proposer lors de cette journée ovine. Nous souhaitons également à l’avenir créer davantage de liens avec nos voisins du Lot, de l’Aveyron et de Haute-Loire, qui ont tous des cheptels ovins importants, afin de faire prendre conscience que l’élevage ovin est une production technique avec des gens qui innovent. À ce titre, la transhumance ovine entre le Lot et le Lioran a déjà créé une certaine dynamique dans l’Ouest-Cantal dans le cadre des échanges noués avec nos homologues du Lot. Cet événement a fait bouger les choses ; aujourd’hui par exemple, le lycée agricole de Saint-Flour est intéressé pour que ses élèves conduisent un travail sur cette question des estives des animaux”.

Quels sont les deux chantiers prioritaires de la section ? J. P. : “Promouvoir l’installation des jeunes en production ovine reste évidemment prioritaire même si c’est difficile. Ensuite, il s’agit de développer et diffuser de la technique pour que les élevages en place puissent progresser”.

Comment s’articulera la journée ? J. P. : “Ce qu’on a trouvé très intéressant, c’est de pouvoir mettre ensemble des jeunes des lycées agricoles de Saint-Flour, Aurillac, des Maisons familiales, des éleveurs et des opérateurs économiques. Le matin, les élèves inscrits aux Ovinpiades se mesureront dans différentes épreuves auxquelles chacun peut assister en spectateur sachant que des éleveurs en assureront le jury. Après le repas, nous dresserons un état des lieux de la production cantalienne puis les opérateurs de la filière expliqueront comment ils travaillent, quels sont leurs débouchés, leurs attentes... Enfin, Julie Bertrand de la Chambre d’agriculture présentera les caractéristiques économiques de différents types d’ateliers ovins (voir ci-contre) et Patrick Bénézit, président de la FDSEA, les perspectives de la future Pac”.

(1) Lire L’Union du 8 septembre.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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