Viande de boeuf : Vingt années de viande labellisée

François d'Alteroche

Blason Prestige a 20 ans. Malgré des tonnages qui demeurent conséquents, le fleuron des viandes limousines est confronté à une érosion régulière de son nombre de points de vente dans la boucherie traditionnelle.

Voici 20 ans que la marque collective nationale Blason Prestige regroupe sous la même bannière les trois produits label rouge que sont le veau fermier du Limousin, le Limousin Junior et le Boeuf Limousin. Cette idée de mettre en place un identifiant national pour de la viande issue d'animaux d'une race, à l'époque déjà présente dans la plupart des départements français, a permis d'éviter la dispersion des démarches qualité dans différentes régions. La création de Blason Prestige et de son unique logo noir vert et rouge a également renforcé la visibilité de cette démarche.
Créé en 1992, le veau fermier du Limousin concerne des veaux nourris au pis de leur mère sur le terroir Limousin à raison de 2127 tonnes de viande labellisé commercialisé en 2007. Limousin Junior date de 1988 et concerne des mâles de moins de 18 mois et des femelles de moins de 28 mois, à raison d'un peu plus de 1 600 tonnes labellisées en 2007. Boeuf Limousin correspond lui davantage à la définition du gros bovin traditionnel : génisses lourdes, jeunes vaches ou boeufs.
Après labellisation, 3 704 tonnes ont été commercialisées cette même année. Ces tonnages sont globalement orientés à la baisse avec une érosion plus sensible pour le boeuf. Ce dernier est principalement commercialisé dans les boucheries traditionnelles avec une baisse régulière du nombre de points de vente depuis la dernière crise de l'ESB passés de 620 en 2001 à 430 en 2007.

Après une progression ininterrompue des tonnages jusqu'en 2001, la tendance est depuis à l'érosion et particulièrement pour le boeuf Limousin Blason Prestige. (France Limousin Sélection)

Après une progression ininterrompue des tonnages jusqu'en 2001, la tendance est depuis à l'érosion et particulièrement pour le boeuf Limousin Blason Prestige. (France Limousin Sélection)

Relance des points de vente

« À chaque fois qu'il y a eu une crise sanitaire, on a assisté à un décollage important de la consommation », explique un communiqué. Puis les tonnages baissent progressivement lors des périodes post-crise. Maintenir les tonnages vendus passe donc par une impérative relance du nombre de points de vente en contrats, et par une politique volontariste. « ous les acteurs doivent réagir. Jusqu'à présent, le veau a toujours tiré le label et a été un produit d'appel pour le boeuf. Mais cela s'essoufle. De l'éleveur qui doit maintenir une race avec des spécificités viande à l'abatteur, tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour maintenir à flot le fleuron de la Limousine », souligne Annie Soularue, présidente de Limousin Promotion, l'organisme de défense et de gestion de Blason Prestige.

Source Réussir Bovins Viande Avril 2009

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