[Vidéo] Crise de la viande bovine : Stéphane Le Foll veut trouver des solutions d'ici un mois

Anne Sophie LESAGE

[Vidéo] Crise de la viande bovine : Stéphane Le Foll veut trouver des solutions d'ici un mois

La réunion sur le prix de la viande de boeuf payé aux éleveurs a tourné court mardi au ministère de l'Agriculture, mais les participants doivent se revoir pour trouver des solutions à cette crise de la viande bovine d'ici un mois.

 

La table ronde organisée par le ministère de l'Agriculture à la demande des éleveurs réunissait les abatteurs, les transporteurs et les distributeurs autour de la question de l'effondrement des prix qui ne permettent plus de couvrir les coûts de production des éleveurs. "Nous ne sommes pas arrivés à un accord. C'était une réunion difficile car dans cette filière chacun a à la fois des revendications et en même temps un besoin de travailler de manière beaucoup plus collective", a indiqué le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll aux journalistes, au sortir de la réunion. "Les producteurs connaissent des difficultés majeures, donc j'ai insisté pour que les prix soient revalorisés, mais ce n'est pas le ministre qui décide du prix", a-t-il déclaré en ajoutant que les différents intervenants devaient "se revoir dans un mois". Le ministre "en appelle à la responsabilité de chacun", et attend d'ici un mois "des propositions concrètes".

Le président de la Fédération nationale bovine, Jean-Pierre Fleury, qui demande que le kilogramme de viande bovine soit revalorisé de 60 centimes, a dénoncé le "mépris" de la part des entreprises d'abattage et de la distribution qui n'ont selon lui "pas eu un seul mot par rapport à la situation que vivent les éleveurs" lors de cette réunion. "Nous avons une consommation baissière, même en Europe, et on a du mal à avoir des relais de croissance notamment sur les pays tiers, malgré l'élément favorable qui est la parité avec le dollar", a pour sa part déclaré Dominique Langlois, président du groupe SVA-Jean Rozé, filiale de production de viande du groupe Intermarché.  

"Redonner des perspectives aux éleveurs"

Pour M. Fleury, le rendez-vous que le ministre organise dans un mois sera "décisif". "Il nous reste un mois, le compte à rebours est lancé. On espère que la sagesse va l'emporter et que des décisions vont être prises dans les semaines à venir", a-t-il dit, ajoutant que sans réponse de la part de la filière, "on va inévitablement vers le conflit". "Il faut que les grandes surfaces et les abatteurs, dont les marges sont à nouveau positives, partagent leurs résultats avec leurs éleveurs, sinon, d'ici un mois il y aura d'autres actions", a ainsi déclaré Francis Jacques, responsable de la FDSEA de la Moselle. Mais d'ici là les positions pourraient bouger. Le ministre a ainsi fixé un certain nombre d'objectifs à la filière pour "redonner des perspectives aux éleveurs". "Le plan de contrôle demandé par le ministre et conduit par FranceAgriMer sur le système des cotations et dont les conclusions seront connues prochainement, permettra d'objectiver la situation et de corriger les éventuelles dérives pour que les cotations reflètent fidèlement l'état du marché", selon le ministère.

Par ailleurs, une mission va "évaluer l'impact de l'étiquetage des viandes en libre-service dans la grande distribution sur les achats du consommateur et les politiques d'achat des enseignes auprès des abatteurs". Les éleveurs bovins ont mené des opérations "coup de poing" contre des abattoirs depuis la semaine dernière dans toute la France pour demander la tenue de cette réunion. Mardi matin, des éleveurs de viande bovine de Bourgogne et de Rhône-Alpes ont encore organisé le blocage du plus gros abattoir de l'entreprise Bigard, à Cuiseaux, en Saône-et-Loire. Selon l'Observatoire des prix et des marges, en 2014, les prix de la viande à la production ont baissé de 6 à 8% tandis que les prix au détail étaient en "hausse modérée" de 1%.

Sur le même sujet

Commentaires 8

CLOCHE215

comme la chanson: parole-parole...

dob

tout ceci est un système bien organisé ou l'agriculteur doit produire la matière première du reste de la chaine au moindre cout.
Si t'es pas content, tant pis.
Vive le marché !

Beret

C'est bien beau de dire "laissons les vaches dans nos stabulations et arretons de payer nos factures nous verrons bien qui tirera la langue les premiers", mais bizarrement je pense qu'ils ont plus de réserve que les éleveurs et je pense aussi qu'ils se priveront pas pour aller les chercher ailleurs, donc c'est pas eux qui le regretteront le plus...

GAZON 986

Au lieu d'aller bloquer les abattoirs à 2h du matin, laissons les vaches dans nos stabulations et arretons de payer nos factures nous verrons bien qui tirera la langue les premiers: chomage dans les abattois,grossistes,ateliers de découpe,équarrisseurs,grandes surfaces etc...

freiheit

je ne suis pas eleveur , mais cerealier j avais des betes avant dans mon etables maintenant elles sont au gouvernement les beeeeeeeeeeeeeeeeeeeetes,

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires