Agneaux du Périgord : De gros efforts en amélioration génétique pour adapter la production

Bernard Griffoul

Si la filière a pu atteindre un taux élevé d'agneaux labellisables (60 %), c'est grâce à un ensemble de mesures visant à adapter la production aux besoins commerciaux. Depuis plusieurs années, le groupement mène une politique d'amélioration génétique en diffusant auprès des éleveurs des agnelles et des béliers inscrits. Afin de produire des agneaux bien conformés, l'IGP impose d'effectuer un croisement entre des brebis de race Lacaune, BMC ou Romane et des béliers de races bouchères (Charollais, Ile de France, Rouge de l'Ouest, Berrichon, Texel, Suffolk). Les femelles F1 sont également admises. Les techniciens passent chez les éleveurs une semaine avant la vente programmée pour les aider à faire un tri des agneaux. Ils les incitent également à les peser afin de mieux contrôler le poids de vente. Le désaisonnement est aussi un objectif important de la filière qui a décidé de lui consacrer une bonne part de la plus-value générée par le label. Elle est gérée directement par les éleveurs au sein du groupement. Au quatrième trimestre, période où la production est déficitaire, elle peut atteindre 1 euro par kilo jusqu'à concurrence d'un prix de vente de 6 euros, garanti par contrat. Elle peut alors dépasser 20 euros par agneau. Le reste de l'année, la plus-value est au moins égale à 0,40 euro.

Source Réussir Pâtre Octobre 2009

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires