Attirer les jeunes vers le secteur professionnel de la boucherie

Véronique Bargain - Réussir Pâtre Octobre 2013

Attirer les jeunes vers le secteur professionnel de la boucherie
© J.-C. Gutner

Le campus des métiers de Niort forme des apprentis en deux ans pour l’obtention du CAP. « Les jeunes qui sortent de boucherie sont très demandés par les GMS et les boucheries traditionnelles, assure David Russeil. Le métier attire peu car beaucoup n’y voient qu’un environnement sale, humide et froid, alors qu’il demande beaucoup de finesse et de précision. » Depuis quatre ans, le campus a beaucoup communiqué à l’occasion du carrefour des métiers de bouche, d’un passage dans l’émission « Envoyé spécial »… Et la médiatisation a peut-être porté ses fruits. « Alors qu’il n’y a habituellement qu’un groupe de dix jeunes en première année, en 2013-2014 nous allons devoir faire deux groupes. La conjoncture amène peut-être aussi les jeunes à s’intéresser davantage aux secteurs où il y a des débouchés. » Situé dans un bassin de production d’agneau, le CFA de Niort met fortement l’accent sur cette espèce. « Depuis cinq ans, nous avons un partenariat avec l’Agneau Poitou-Charentes », explique David Russeil.
Bien que la découpe de carcasses d’agneau ne soit pas au référentiel du CAP, David Russeil l’enseigne aux apprentis la première année. Et la deuxième année, la préparation de pièces d’agneau est au programme la moitié de l’année.

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