Bâtiments d'élevage : Les chèvres craignent plus la chaleur que le froid

« L'éleveur a souvent froid avant les animaux » plaisante Christophe Béalu de la chambre d'agriculture des Deux-Sèvres. En période hivernale, les animaux adultes sont capables de s'adapter à des températures très faibles (-5°C, voire -10°C) en consommant plus de nourriture. Cependant, les fortes productrices peuvent accuser le coup lors de températures basses surtout si l'eau d'abreuvement n'est pas réchauffée.

Aérer le bâtiment et arroser le toit

En période estivale, les animaux sont beaucoup plus sensibles à des augmentations de températures de quelques degrés au-delà de 25 à 32°C selon l'humidité relative. Du fait de l'absence de glandes sudoripares, les ruminants réagissent rapidement par l'augmentation de la fréquence respiratoire mais surtout par la baisse d'ingestion alimentaire qui permet de diminuer la chaleur dégagée par la digestion. Cette forme de stress entraîne donc une réduction significative de la production laitière (baisse de 25 % voire plus !) même après une seule journée de fortes chaleurs. D'ou l'importance de l'isolation de la chèvrerie, souvent plus utile l'été que l'hiver au regard des évolutions climatiques récentes.
En plus de l'aération du bâtiment, un brasseur d'air, un brumisateur ou l'arrosage du toit permettent de rafraîchir les animaux.

 

 

Pour en savoir plus

Voir dossier de Réussir La Chèvre de mai-juin 2009 : « Concevoir une chèvrerie adaptée et évolutive ». (R. La chèvre n°292, p. 16 à 27.)

Source Réussir La Chèvre Mai-Juin 2009

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