Dans le Roquefort, les mesures d’étalement ont porté leurs fruits

Bernard Griffoul - Réussir Pâtre Octobre 2012

Dans le Roquefort, les mesures d’étalement  ont porté leurs fruits
Brebis de race Lacaune à la traite à la ferme de La Tâcherie dans le Rayon de Roquefort. © P. Cordonnier

Les nouvelles mesures incitatives ont permis de réduire le pic de production dans le rayon de Roquefort. Ce qui a permis d’améliorer la gestion des laits d’excédent.

« Les mesures d’étalement de la production ont porté leurs fruits », assure Dominique Torrès, responsable de l’amont à Société des Caves et administrateur à la confédération de Roquefort. De nouvelles mesures destinées à écrêter le pic de production dans le rayon de Roquefort sont entrées en vigueur pour la campagne 2012-2013. Sur la période qui court du 16 janvier au 15 avril, le volume de lait produit ne doit pas dépasser 47 % de la livraison totale, au risque d’être fortement pénalisé. Les primes de début et de fin de campagne ont été renforcées. En contrepartie, les producteurs peuvent choisir librement leur durée et leur période de traite. L’effet sur la courbe des livraisons est sensible.

Capture d’écran 2012-10-18 à 15.52.33

L’objectif de ces mesures était de rapprocher un peu plus les livraisons des besoins pour les fabrications qui valorisent le mieux et de réduire les volumes de lait en excédent aux moments les plus défavorables. « L’amélioration de la valorisation des excédents est sensible. Vous le verrez quand la marmite sera publiée », annonce Dominique Torrès.
La collecte est stable, à 167 millions de litres. Dans les fabrications – fait notable après des années de baisse – les volumes de roquefort se redressent légèrement (+ 1,5 %). En revanche, le fromage à salade, tributaire de la météorologie estivale et très concurrencé, recule (- 5 %), ainsi que les pâtes molles. Au final, les produits de grande consommation valorisent deux millions de litres de moins que l’an dernier.

Moins de lait vrac mais mieux vendu

« C’est sur les ventes de lait vrac que nous avons le mieux défendu la filière parce que le marché était demandeur et parce que nous avions le lait à de meilleurs moments », détaille Dominique Torrès. Les ventes de lait vrac sur la campagne ont baissé d’environ 22 % mais il a été mieux vendu. Cette baisse a été compensée par une augmentation des volumes de pécorino, qui permet de stocker du lait et donc de soulager le marché du lait vrac. Mais, surtout, explique le responsable de l’amont de Société, « nous avons fait le pari de doubler les volumes de la nouvelle pâte pressée. Nous espérons qu’elle deviendra un moteur de développement pour le rayon de Roquefort. » Un produit « pour l’instant plutôt bien parti » bien qu’il soit encore trop tôt pour préjuger de son avenir. Quant aux volumes de lait transformé en poudre, ils ont été divisés par deux. 

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires