Des éleveurs ovins plus jeunes dans les Hautes-Alpes

Laurence Geffroy* - Réussir Pâtre Février 2013

Des éleveurs ovins plus jeunes dans les Hautes-Alpes
Berger et troupeau ovin au col du Galibier. © Gilles Ehrmann

Des chefs d’exploitations plus jeunes, une superficie agricole qui se maintient, les Hautes-Alpes sont atypiques dans le paysage ovin français.

En 2010, le département des Hautes-Alpes abrite 500 fermes spécialisées ovines, contre 570 en 2000 (date du dernier recensement). Les chefs d’exploitation y sont plus jeunes que la moyenne nationale, puisque 28 % ont moins de 40 ans et même 43 % pour les plus grandes exploitations. Le travail sur ces fermes représente 750 unités de travail annuel, soit 1,5 UTA par exploitation. La famille contribue pour 96 % à cette force de travail, avec une augmentation marquée des contributions des coexploitants depuis 2000, dont la part dans le travail est passée de 8 % à 14 % en dix ans, corrélativement à l’essor des formes sociétaires.

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De plus en plus extensif

Ces fermes ovines représentent 28 % des exploitations du département, avec un cheptel ovin qui en dix ans est passé de 36 780 UGB à 33 340 UGB. En même temps, la surface fourragère principale a gagné 2 300 hectares, s’établissant à 37 000 hectares. La production est de plus en plus extensive avec un chargement passant de 1,1 à 0,9 UGB/ha de SFP. La taux de spécialisation en herbe, un des critères pour l’attribution des aides est de 92 %. L’orientation dominante reste bien ovine, avec un nombre d’exploitations qui a diminué moins vite que dans les autres orientations. Elle concerne plus d’une ferme sur trois. Les bovins connaissent quant à eux un net recul (une exploitation sur dix) tandis que les caprins sont en progression et concernent 3 % des exploitations, soit 35 % de plus qu’en 2000. Autre atypicité du département, la superficie agricole utilisée est stable depuis 2000, alors qu’ailleurs, elle a plutôt tendance à se réduire (-12 % en Paca et -14 % au niveau national). L’extension de la superficie toujours en herbe peu productive et des prairies explique cette évolution. 

* d’après Agreste

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