FCO : en Alsace, 400 moutons euthanasiés par précaution

FCO : en Alsace, 400 moutons euthanasiés par précaution

Quelque 400 moutons, importés de Hongrie par un éleveur alsacien, ont été récemment euthanasiés sur décision des autorités qui ont appliqué le principe de précaution pour lutter contre la propagation de la fièvre catarrhale ovine (FCO).

Ces ovins "ne sont pas arrivés dans le Bas-Rhin dans les conditions légales", car ils n'étaient pas munis des certificats vétérinaires adéquats, a expliqué le Dr Claude Le Quéré, des services vétérinaires du Bas-Rhin, confirmant ainsi une information des Dernières nouvelles d'Alsace. "A défaut de trouver d'autres solutions, ils ont dû être euthanasiés" les 23 et 24 septembre, puis transportés chez un équarrisseur, a-t-il poursuivi. Une telle procédure est particulièrement rare, même si un cas similaire s'est présenté au printemps dans le sud de la France, selon M. Le Quéré.

Une telle application du principe de précaution n'est d'ailleurs "pas choquante" aux yeux des représentants des éleveurs: "On ne joue pas avec le sanitaire, il y a des règles, il faut les respecter", a dit Jean-Roch Lemoine, de la Fédération nationale ovine (FNO). L'éleveur alsacien installé à Kleinfrankenheim (Bas-Rhin), a fait part de son incompréhension. "J'ai dit aux inspecteurs ‘mettez ma ferme en quarantaine, le temps de constater qu'aucun animal n'est malade’. Mais ils n'ont rien voulu entendre", a-t-il raconté.

Aucune indemnisation

Selon M. Le Quéré, ses services n'ont fait qu'appliquer les textes. Des foyers de la FCO ayant été repérés en Hongrie, des précautions particulières s'imposent lorsque des animaux en sont importés.

Des analyses pratiquées sur les bêtes abattues ont révélé qu'aucune n'était porteuse de la maladie. Mais pour le Dr Le Quéré, cela n'enlève rien à la validité de la procédure suivie: si les analyses avaient été positives, les autorités auraient dû mettre en place d'autres précautions pour préserver les élevages environnants.

L'éleveur, qui voulait initialement vendre un grand nombre de ses moutons à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd-el-Kébir (qui tombait cette année le 24 septembre), chiffre son préjudice à au moins 45.000 euros et craint de "devoir mettre la clef sous la porte". Pour les services de l'Etat cependant, il n'a droit à aucune indemnisation - et s'expose même à des poursuites pénales, pour n'avoir pas respecté la réglementation.

Cet épisode survient alors que les autorités sanitaires redoublent de précautions pour enrayer la progression de la FCO - une maladie strictement animale, qui n'affecte pas l'homme et n'a aucune incidence sur la qualité de la viande ou du lait. Depuis la mi-septembre, 500.000 animaux ont été vaccinés en France.

 

Source AFP

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Commentaires 5

eleveur61

La loi est appliquée avec aucune discussion possible la fco n'est pas dangereuse pour l'humain quand est il de la brucellose contagieuse pour l'homme mais là l'abattage des mouflons est remise en cause Il y a t'il différent traitement des éleveurs si vous etes une association écologique vous avez le droit de d'interdire l'application des règlements sanitaires.Il semblerait que les bases de la REPUBLIQUE sont oubliées.

mi

le fric ,le pognon ,c bien encore et encore !!!

pietin 113

Dans "fievre catharale",il y a"fievre",comment un animal"fievreux"peut il étre"propre" à la consomation?!

tom63

Ils appellent cela un éleveur. Acheter des moutons en Hongrie pour les revendre lors de l'Aïd.
Moi, j'appelle cela un spéculateur.
Et sans certificat sanitaire!!!!
Je serai curieux de voir la facture d'achat.
C'est triste pour les animaux, mais, si cela était passé à l'as et qu'il y ait eu un gros problème sanitaire. La filière déjà fragile en aurait encore pâti et l'élevage en général.

bisounours

Honteux , Mr Le Quéré !
Encore un véto dans la toute puissance .. Et qui n'aime vraiment pas les animaux .

-Un dépistage des "maladies possibles" sur ces brebis , certainement .
-une quarantaine des animaux , en attente des résultats ,surement .
-une amende , pour non respect des règles , OK.

Mais , euthanasier des animaux sains : il faut être malade !
Les brebis n'y sont pour rien .
Et , faire couler un éleveur pour une faute commise ?!
Inhumain .


Non , le Dr Le Quéré n'aime ni les animaux , ni les hommes et il porte déshonneur à sa profession .

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