Inn’Ovin : initier les salariés du Service de Remplacement à l’agnelage

P. Dumont

Inn’Ovin : initier les salariés du Service de Remplacement à l’agnelage

Le Comité Inn’Ovin Nouvelle-Aquitaine a mis sur pied une formation en partenariat avec le Service de Remplacement (SR) Nouvelle-Aquitaine. Destinée à familiariser les salariés du SR à l’élevage ovin, elle porte en particulier sur l’agnelage. La première journée de formation vient d’avoir lieu en Haute-Vienne.

En 2015, la Reconquête Ovine cédait la place au programme Inn’Ovin. Avec en ligne de mire pour 2020, l’augmentation de 10 % de la production d’agneaux. Pour y arriver, les responsables du programme ont défini plusieurs axes de progression dont un concerne les conditions de travail et le salariat. Plusieurs chantiers ont été conduits depuis. Le dernier en date a consisté à organiser une journée de formation à destination des salariés du Service de Remplacement de Haute-Vienne. « Ce projet est aussi issu de nos discussions avec les éleveurs sur le terrain, rapporte Guillaume Metz, co-président du C2OR*. Ils nous confient avoir besoin de main d’œuvre qualifiée, surtout en période d’agnelage et ils ne la trouvent pas toujours. Nous avons réfléchi sur la question et proposé cette action au président du SR87 qui a été séduit ». Pour cette première journée, six participants se sont donc retrouvés le 23 novembre sur la ferme du Mourier, en pleine période d’agnelage. Le Centre interrégional de recherche et de diffusion en production ovine (Ciirpo) a participé à l’élaboration du programme de formation. De l’évaluation de la santé d’une brebis et d’un agneau à leur manipulation, en passant par les soins à la naissance et le détail des différentes interventions, celui-ci se voulait une initiation à l’élevage ovin. « Nous n’avons pas vocation à remplacer des formations existantes », précise Guillaume Metz. Les salariés du Service de Remplacement qui sont ici ont, pour certains déjà travaillé dans l’élevage ovin. D’autres non, mais tous éprouvent le besoin de « sécuriser » leurs connaissances. » Cette première formation devrait être suivie d’autres dans les départements qui le souhaitent, certains étant déjà intéressés. « Outre le fait d’avoir un salarié formé, ce type d’action a des répercussions sur les autres objectifs du programme, conclut Guillaume Metz. Un salarié formé peut repérer plus facilement certaines situations qui peuvent impacter les performances techniques, en particulier la productivité. Cette formation concourt aussi à notre objectif de faire découvrir le métier et peut être susciter des vocations. »
* Comité d’Orientation Ovin Régional Sud-Ouest.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires