La race Texel en perpétuelle évolution

Laurence Geffroy - Réussir Pâtre Octobre 2012

La race Texel en perpétuelle évolution
La race ovine Texel est idéale pour tirer le meilleur profit du mélange vaches et brebis sur ses prairies depuis dix ans. La race Texel est idéale pour tirer le meilleur profit du mélange vaches et brebis. © L. Geffroy.

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La race Texel en perpétuelle évolution
Les brebis Texel se plaisent dehors toute l'année. © L. Geffroy

. Organisation de sélection ovine Nord 03 23 69 15 94
. Race Texel
. Prolificité moyenne 1,8
. GMQ moyen 330 g/j

La race Texel, originaire des Pays-Bas, est arrivée en France dans les années 30, quand des éleveurs bovins intéressés par la vache frisonne ont découvert le mouton qui pâturait à ses côtés. Cette brebis ne se plaît que dehors. Parfait pour des régions herbagères en association avec des bovins. Depuis, le Texel français a évolué, avec un schéma de sélection axé sur les valeurs d’élevage. Son gabarit est supérieur au Texel hollandais ou anglais. Quarante cinq éleveurs sont sélectionneurs pour la race Texel, soit 4 500 brebis. La majorité est installée au Nord de la France, avec un autre noyau dans le Centre. L’organisme de sélection Oson est basé à Verdilly, dans l’Aisne. La station accueille 180 agneaux. Mille IA sont pratiquées chaque année.

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Le président de la race, Jean-Paul Camus, réfléchit à l’avenir du Texel et souhaite améliorer la précocité tout en conservant les valeurs d’élevage. © L. Geffroy

Des travaux en cours

Une réflexion a été entamée au sein d’Oson avec l’arrivée de la génomique. Les sélectionneurs s’interrogent sur l’utilisation du gène culard issu de la race Texel belge, qui a déjà été expérimenté sur la race Lacaune viande, pour une meilleure conformation. D’autres travaux, réalisés en partenariat avec l’Institut de l’élevage, concerne la résistance au parasitisme, et la longévité des brebis. Les éleveurs ont tendance à raccourcir les générations, or une carrière longue est plus rentable.
Le point faible du Texel français reste la précocité, pour la finition. Quelques sélectionneurs dont le président Jean-Paul Camus, se sont rendus en Angleterre et ont acheté des paillettes et des béliers cette année, afin de comparer les deux souches et voir si la croissance est modifiée. Ces échanges se sont intensifiés au salon de l’agriculture de Paris où des Texel venus d’outre-Manche ont été présentés sur le ring ovin.

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