Le pérail est prêt pour l’AOC et le fait savoir

Bernard Griffoul - Réussir Pâtre Mai 2014

Le pérail est prêt pour l’AOC et le fait savoir
Le fromage aveyronnais au lait de brebis a eu beaucoup de mal à faire admettre à la commission d’enquête qu’il pouvait être fabriqué selon deux procédures de caillage différentes. © Pérail

Les élus soutiennent le dossier déposé par les éleveurs pour obtenir l’AOC. Réponse en 2014.

Après avoir œuvré pendant vingt ans, souvent dans l’ombre, à l’obtention de l’appellation d’origine contrôlée (AOC), toujours en attente, l’association de défense et de promotion du pérail a décidé de se mettre en lumière. Lors du dernier Salon de l’agriculture de Paris, elle a « fait son show » sur le stand de l’Aveyron, entourée de ses nombreux ambassadeurs. Elle vient de lancer également un élégant site Internet (www. perail.fr) sur lequel des célébrités, comme le chef étoilé Michel Bras, des élus ou de simples consommateurs affichent leur soutien. « Aujourd’hui, on est arrivé au terme de ce que l’on pense que l’Inao peut nous demander. Et, donc maintenant, on demande aux hommes et femmes politiques d’être avec nous sur le dossier », déclare Jean-François Dombres, président de l’association pérail.

Une belle réussite grâce au savoir-faire

Le fromage aveyronnais au lait de brebis a eu beaucoup de mal à faire admettre à la commission d’enquête qu’il pouvait être fabriqué selon deux procédures de caillage différentes. « Nous avons prouvé de manière irréfutable le lien au terroir du produit et que les deux voies de fabrication permettent d’arriver aux mêmes résultats », insiste Jean-François Dombres. Un imposant travail de définition des qualités organoleptiques a été réalisé pour répondre aux interrogations de la commission d’enquête.
« Aujourd’hui, je suis confiant parce que l’ensemble des élus adhère à notre projet », affirme-t-il, avec l’espoir que le dossier soit présenté au comité technique de l’Inao courant 2014. Et, comment les élus ne le suivraient-ils pas ? Si le pérail n’a toujours pas l’AOC, en vingt ans, en réunissant dans une belle unanimité industriels, artisans et producteurs fermiers, il a développé une filière qui fait vivre 200 éleveurs, emploie 140 personnes et fabrique 900 tonnes de fromage, ce qui en ferait la troisième AOC de Midi-Pyrénées en volume.

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