Le Royaume-Uni et l'Irlande, principaux bénéficiaires de l’embellie ovine

Réussir Pâtre Juin-Juillet 2012

Le Royaume-Uni et l'Irlande, principaux bénéficiaires  de l’embellie ovine
Le cheptel irlandais est en hausse de 4 % en 2011. © J. Chabanne

L’Institut de l’élevage souligne une hausse de production ovine européenne, qui profite au Royaume-Uni et à l'Irlande.

« Nouvelle hausse de production ovine en Europe », annonce l’Institut de l’élevage dans un communiqué de presse, qui prévoit une progression des abattages européens (+1 %) liée à la recapitalisation en cours au nord de l’Union européenne. Une hausse de la consommation est également prévue de 2,2 % dans les dix ans à venir et la demande asiatique devrait continuer à progresser. Cependant, « les livraisons des pays-tiers ne sont pas attendues à la hausse et la consommation européenne pourrait de nouveau reculer mais de façon limitée (-0,5 %) ». De plus, les exportations océaniennes (Nouvelle-Zélande et Australie) ne devraient pas repartir à la hausse, en raison de la recapitalisation en cours et l’Espagne a connu une baisse importante de son cheptel (-9 %). Les principales bénéficiaires de l’embellie seraient donc le Royaume-Uni avec un cheptel en hausse de 3 % pour 2011 et l’Irlande (+4%). Un dynamisme dû au recul des importations en provenance des pays tiers et de l’augmentation des prix de la viande ovine.

Baisse de la consommation en France

La France profitera-t-elle de cette amélioration ? En effet, les prix à la production ont battu des records en 2011 et pour 2012, une hausse des prix de 2 % est attendue. En moyenne, le prix moyen calculé par FranceAgriMer a augmenté de 5 % entre 2010 et 2011. Une embellie qui n’avait pas eu lieu depuis la crise de la fièvre aphteuse il y a dix ans (2001). De plus, les abattages ovins ont progressé de 3 % en 2011 et Eurostat annonce une hausse de cheptel de +2 % pour 2012 mais « il est plus réaliste de prévoir une baisse de cheptel et d’abattages pour 2012 », met en garde l’Institut à cause de l’important abattage de brebis au printemps 2011 suite à la sécheresse. Une baisse de 2 % de la consommation de viande ovine en France est aussi à prévoir. En 2011, celle-ci avait déjà reculé de 3 % par rapport à 2010. Conséquence : les exportations supplémentaires en provenance du Royaume-Uni ou de la Nouvelle-Zélande devraient être orientées vers des marchés secondaires et non vers la France, selon l’Institut. Lors du congrès de la Fédération nationale ovine (FNO), le 27 avril, les éleveurs ont rappelé l’importance de la valorisation de leurs produits notamment au travers de concept comme Agneau Presto ou la promotion de la viande sous signe de qualité. L’autre défi réside dans l’installation des jeunes éleveurs car d’ici huit ans, 50 % d’entre eux doivent être remplacés.

D'après Actuagri

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