Prospective : La FNO se prépare à la PAC d'après 2013

Laurence Geffroy

La Fédération nationale ovine a tenu ses assemblées régionales, avant d'organiser son assemblée générale à Clermont-Ferrand, en Auvergne, les 21 et 22 avril prochains.

Les discussions entre le ministère de l'Agriculture et les représentants des différents syndicats agricoles français ont déjà commencées sur la PAC d'après 2013. L'agriculture est de moins en moins considérée comme une priorité par les instances européennes et il faut s'attendre à ce que le budget soit réorienté avec la mise en place de nouveaux outils de régulation des marchés (assurances-récolte, renforcement du rôle des organisations de producteurs, contrôle de la répartition des marges dans les filières…) et la prise en compte de services rendus pour la protection de l'environnement et des territoires, ainsi que pour le bien-être animal.
Une diminution des primes obligerait l'élevage ovin à se remettre en question. « On souhaite que l'élevage ovin soit une production économique » souligne Serge Préveraud, président. « On ne peut pas vivre que de subventions. Mon père ne vivait que de ce qu'il produisait ». D'où la volonté de la profession de développer l'appui technique.

 

 

Augmenter la productivité

L'aide à cet appui a été doublé pour 2010, passant de deux millions à quatre millions d'euros. « La productivité des élevages a tendance à baisser, on doit modifier la conception qu'on se fait de l'appui technique. Je suis déterminé sur ce point » insiste le président de la FNO. La moyenne française est de 0,82 agneau vendu par brebis. Un nombre jugé beaucoup trop faible par les responsables professionnels. Pour y remédier, de nouvelles thématiques vont être développées dans le cadre de l'appui technique : amélioration de la production des élevages, gestion des ressources alimentaires, autonomie alimentaire et optimisation du coût de production.
Autre sujet qui tient à coeur à la FNO, la contractualisation. En septembre, par exemple, le prix de l'agneau payé à l'éleveur dans la Vienne était de 4,80 euros. « En se fédérant, il est possible d'atteindre 6,50 euros » pense Serge Préveraud. « Les grandes surfaces ne sont pas opposées à l'agneau français. Dans mon département, on a essayé de monter une opération avec Leclerc, qui concernait 6000 agneaux, mais les organisations de producteurs avaient des difficultés à sortir des chiffres prévisionnels ».

Connaître l'offre en agneaux français

L'objectif avec la mise en place de la contractualisation est d'avoir en 2012 une vision d'ensemble de la filière. Elle s'inscrit dans le projet de loi de modernisation agricole comme la principale proposition pour renforcer la compétitivité de l'agriculture française.
Cela nécessite de bien connaître l'offre en agneaux français de manière à anticiper les périodes à fortes sorties, mieux réguler l'offre pour éviter le manque d'agneaux. « Le prix élevé quand il n'y pas d'agneaux n'est profitable à personne » souligne la Fédération nationale ovine.

 

 

 

Source Réussir Pâtre Mars 2010

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