Sélection animale : Les caprins prennent le train de la génomique

Damien Hardy

Puce franco-chinoise

Pour connaître le génome, on analyse l'ADN des individus en regardant les différences qu'il y a sur des séquences de gènes. On a besoin pour cela de marqueurs qui permettent de se repérer dans le long fil d'ADN. Alors que les premiers travaux portaient sur une puce caprine à 1500 marqueurs, maintenant, avec l'abaissement des coûts, les chercheurs envisagent de travailler avec une puce à haute densité de 54 000 marqueurs. Mais créer cette puce caprine reste encore coûteux et la France ne peut y participer seule. Pour cela, un consortium de recherche est en cours de création avec des scientifiques chinois.
À l'avenir, la sélection génomique pourra se poursuivre sur les caractères actuellement sélectionnées (production laitière, taux, morphologie) mais aussi s'ouvrir à d'autres caractères moins héritables et moins quantitatifs : résistance aux mammites et aux maladies, qualité du lait, absence de corne, fertilité, composition fine du lait, débit de traite, absence de tare, aptitude au désaisonnement…
En bovin, le premier index officiel est sorti en 2009 pour les vaches laitières et il concerne déjà 30 % des taureaux. « Si tout va bien, les premiers index caprins issus de la génomique pourraient voir le jour d'ici huit ans », pronostique Pascal Boué. Mais il y aura des étapes intermédiaires pour mettre en oeuvre cette technique prometteuse, qui pose encore beaucoup de questions.

Source Réussir La Chèvre Septembre-Octobre 2010

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires