Un nourrisseur manuel fixé sur rail

Damien Hardy - Réussir La Chèvre Juillet-Août 2012

Un nourrisseur manuel fixé sur rail
Chaque lot de chèvres ou de chevrettes reçoit le mélange d’un des quatre nourrisseurs. © D. Hardy

Un nourrisseur manuel fixé sur rail, c'est l'astuce de Damien Defois, éleveur de 300 chèvres en EARL à Jallais dans le Maine-et-Loire

Nous avons bricolé quatre distributeurs d’aliments sur rail avec des vieux bidons de lessive de machine à traire et de la ferraille. Les bâtiments étant trop étroits pour faire rentrer un tracteur, nous remplissons les nourrisseurs en les avançant jusqu’à la porte de façon à ce que le haut du nourrisseur soit à l’extérieur. Ensuite, nous les remplissons d’aliments mélangés grâce à un godet dessileur fixé sur la fourche du tracteur. On peut charger jusqu’à 250 kilos de mélanges, soit l’équivalent de quatre repas au pic de production.

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Les appareils sont en place depuis 10 ans. © D. Hardy

Un gain de temps non négligeable

Nous avons calculé que ce système nous économisait une heure par jour ainsi que le portage de 50 seaux… Pour la distribution trois fois par jour, il suffit d’ouvrir la trappe et d’avancer d’un pas normal en poussant (ou en tirant) le distributeur. Les aliments (luzerne, céréale, maïs grain et granulé chèvre laitière) tombent sur les fourrages via un tuyau en PVC. Nous profitons de ce moment pour repérer les chèvres qui resteraient couchées. Le cadre en tubulure d’une section de quatre centimètres porte la cuve formée de deux bidons collés ensemble. Un arceau métallique retient l’arrière de la cuve. Deux poulies semblables à celles des portails de bâtiment assurent le roulement sur de gros rails fixés à la charpente. Ce sont ces rails qui ont coûté le plus cher, environ 1500 euros pour 75 mètres, sur un coût global estimé à moins de 2 000 euros. Le nourrisseur peut pivoter sur son axe à 360°. Cela facilite la manipulation et permet de ranger le nourrisseur avec la trappe d’ouverture à guillotine loin des chèvres malines qui ont vite compris le système et auraient vite fait d’en profiter…
Nous avons passé une petite quinzaine de jours à deux pour concevoir, fabriquer, installer et régler les trois premiers appareils. Depuis dix ans qu’ils sont en service, il n’y a pas eu de problèmes. Nous avons graissé les roulements deux fois et nous surveillons de temps en temps le serrage du boulon de l’axe.

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