Vingt bougies pour l’agneau fermier des Pays d’Oc

Bernard Griffoul - Réussir Pâtre Novembre 2012

Vingt bougies pour l’agneau fermier des Pays d’Oc
Les 250 personnes, bouchers, éleveurs, qui se sont réunis pour cet anniversaire ont pour beaucoup découvert la culture occitane et l’identité marquée de ce territoire ovin. DR

Créé en 1992, le label rouge agneau fermier des Pays d’Oc a conquis une large part de l’Occitanie, ce qui en fait le premier label de France par son volume.

L’agneau fermier des Pays d’Oc a fêté cet été ses 20 ans d’existence. Des bougies soufflées au sein même du festival occitan l’Estivada, qui se déroule à Rodez dans l’Aveyron, montrant combien les fondateurs de l’agneau fermier des Pays d’Oc avaient eu, par le choix de ce nom, l’heureuse initiative d’ancrer le label rouge dans ses territoires occitans. Créé par trois groupements du Lot, de l’Aveyron et du Tarn, il s’étend aujourd’hui sur huit régions qui couvrent une bonne part de l’Occitanie.
Un territoire qui ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans ses 247 000 brebis qui, non seulement participent à son économie, mais aussi entretiennent des espaces difficiles.

750 éleveurs autour de huit coops

Environ 80 % des brebis sont élevées dans des zones de parcs naturels régionaux. La filière fait travailler trois abattoirs de Midi-Pyrénées (Gramat, Rodez, Castres) avec des agneaux d’un large bassin de production et fait vivre 750 éleveurs autour de huit coopératives, grâce à la plus-value qu’ils en retirent. « Le cheptel de brebis mères est composé d’une vingtaine de races rustiques qui ont pu être préservées en rentrant dans une démarche de qualité comme l’agneau fermier des Pays d’Oc », ajoute Éric Lagarde, animateur du label.

Quid du renouvellement des élevages

Avec 78 000 agneaux labellisés et une part de marché de 35 à 40 %, l’agneau fermier des Pays d’Oc est le premier label de France. Il est distribué dans 338 points de vente dispersés dans tout l’Hexagone, mais principalement dans le Sud et la région parisienne.
Ce sont pour les deux tiers des boucheries traditionnelles, qui assurent le tiers des débouchés, et pour un tiers des grandes et moyennes surfaces qui écoulent les deux tiers de la production. « Le point noir, aujourd’hui, reconnaît Éric Lagarde, c’est le renouvellement des générations d’éleveurs. Sur trois départs à la retraite, une seule exploitation a une succession. »
Jusqu’à présent, la croissance du label a pu être assurée par l’intégration de nouvelles coopératives et de régions extérieures à Midi-Pyrénées. Désormais, l’enjeu est de susciter des vocations d’éleveurs. Mais, également de faire avancer la demande d’IGP (Identification géographique protégée) pour lui donner une reconnaissance européenne.
 

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