Agrial : Un outil d'aide au pilotage des truies Youna

Dominique Poilvet

Quand un éleveur passe d'une truie européenne à une truie qui possède du sang chinois, il est indispensable d'adapter la conduite alimentaire en conséquence, sous peine de ne pas exploiter au mieux leur potentiel de prolificité. C'est le message qu'ont voulu faire passer Simon François et Eric Janvier, techniciens d'Agrial, aux éleveurs qui ont opté pour la Youna en remplacement de la truie Alpha. « Certains ont été confrontés à un engraissement excessif de leur cheptel car ils n'avaient pas diminué les quantités d'aliment distribué. Ces truies grasses consomment moins d'aliment en maternité, et sèvrent moins de porcelets que des animaux plus maigres », souligne Eric Janvier.

Avec l'échographe Renco qui permet la mesure des épaisseurs de lard dorsal, l'équipe technique a mis en place un outil simple pour diagnostiquer rapidement les évolutions à donner à la conduite alimentaire des truies. Dans un premier temps, ils évaluent l'état d'engraissement du cheptel. « Nous avons souvent constaté des animaux trop gras, à cause notamment d'un rationnement insuffisant dès la quarantaine. » Par ailleurs, l'hétérogénéité des bandes était importante, ce qui entraînait également une hétérogénéité des résultats de prolificité et de productivité. « Dans ces élevages, l'objectif premier a été de faire maigrir les animaux depuis la quarantaine jusqu'aux mises bas, par la mise en place d'un plan d'alimentation adapté. » À la mise bas, l'objectif est d'avoir des ELD comprises entre 19 et 21 mm pour au moins 70 % des truies. Au sevrage, l'épaisseur de lard ne doit pas être inférieure à 14-16 mm. « Nous travaillons également pour que l'écart-type de chaque lot soit le plus faible possible », souligne Simon François. Pour lui, il ne faut pas plus de 10 % des truies à plus de 21 mm d'ELD à la mise bas, et 20 % maximum entre 17 et 18 mm. « Grâce à cette méthode, nous multiplions les expériences au sein du groupement pour faire évoluer les élevages qui optent pour la Youna vers des niveaux de productivité plus élevés, grâce à une expression optimale du potentiel génétique de ces truies. »

 

Source Réussir Porcs Janvier 2010

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