Chambre d'agriculture de la Mayenne : Prix de revient du porc : le coût alimentaire en première ligne

Chaque année, l'IFIP-Institut du Porc édite des références de prix de revient à partir des données de gestion technico-économique transmises par les élevages naisseurs engraisseurs. La synthèse des résultats Pays de la Loire est disponible sur le site Internet de la Chambre d'agriculture.

Depuis 2007, la forte hausse du prix des matières premières végétales a entraîné une crise du coût de production dans les élevages porcins. Le prix moyen des aliments est passé de 169 à 254 €/t en deux ans, soit une évolution de 50 %. Le coût alimentaire du kilo de porc produit a ainsi augmenté, dépassant 1 €/kg en 2008 et représentant 67 % du prix de revient contre 57 % en 2006. De plus, les disparités sont fortes entre élevages. L'écart de prix de revient entre l'élevage moyen et celui des groupes extrêmes atteint 10 à 15 cts €/kg. Le coût alimentaire est le premier facteur discriminant, et à travers lui, l'indice de consommation. La productivité a un poids important sur la dilution des charges de structure.

En 2007 et 2008, le prix du porc payé n'a pas couvert le coût de production, entraînant une perte cumulée de 20 €/porc (0,226 €/kg carcasse), soit 59 000 € pour l'élevage naisseur engraisseur moyen des Pays de la Loire (141 truies).

En 2009, le prix moyen des aliments a baissé avec la diminution du prix des céréales. Il reste cependant élevé, aux alentours de 200 €/tonne. Le coût alimentaire avoisinerait 0,820 €/kg carcasse, portant le prix de revient autour de 1,320 €/kg. Si le marché au cadran se stabilise sur la fin d'année, le prix de revient moyen annuel devrait tutoyer le prix du porc payé.
Mais si l'élevage moyen se rapproche de l'équilibre, il n'est pas encore en mesure de rembourser ses dettes, encore moins d'investir dans l'outil de travail. Or, les résultats 2008 montraient une nette diminution des amortissements par rapport à 2007 (- 21 %). En outre, il ne faut pas oublier les écarts entre élevages qui signifient qu'une partie d'entre eux continue de s'endetter.

Contact : Anna BORDES - 02 43 67 37 21

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