Conduite d'élevage : Au lycée agricole de Ploërmel, la pesée des porcs a permis d'améliorer l'indice de consommation

Dominique Poilvet

En ajustant précisément la courbe d'alimentation au poids des porcs à l'entrée en engraissement par la pesée des cases, Yohann Le Mée, le responsable de l'élevage de porcs du lycée agricole La Touche (56), a amélioré les croissances en engraissement de près de 50 g/j et abaissé l'indice de consommation de 0,18. « Un audit réalisé en janvier 2009 par Loïc Guilhard, technicien Aliouest, et Eric Schetelat, responsable porc Inzo, avait mis en évidence l'imprécision des quantités distribuées aux porcelets en début d'engraissement », se souvient Yohann Le Mée. Pour éviter les poussées de colibacillose, la courbe était modulée à l'entrée des porcelets pour n'atteindre 100 % qu'au 10e jour de présence. Durant toute la phase de croissance, les rations étaient souvent rectifiées à l'ordinateur. « Il restait souvent de la soupe dans le fond des auges. Je passais beaucoup de temps à les vider, et à surveiller si les porcelets ne partaient pas en diarrhée. »
Au fur et à mesure de leur croissance, les cases devenaient hétérogènes. « En fin d'engraissement, cela posait problème car je devais envoyer à l'abattoir des animaux qui ne faisaient pas le poids. »

Depuis que les pesées ont été mises en place, tous ces problèmes ont disparu. « Les quantités d'aliment distribuées correspondent exactement à la capacité d'ingestion des porcs, ce qui permet une croissance plus régulière et évite le gaspillage », constate le chef d'élevage. Le rattrapage de la courbe en début d'engraissement se fait désormais en quatre jours. Entre le 42 € et le 77 € jour de la courbe, la progression journalière a été augmentée de 16 à 24 g/j. « Nous avons aussi acheté un appareil de chauffage d'ambiance pour favoriser le démarrage des porcelets », complète le chef d'élevage. « Je l'utilise sitôt la salle désinfectée, puis à l'entrée des porcelets dans la salle, jusqu'à ce qu'ils n'en aient plus besoin. » Les animaux sont également vermifugés à 4 et 10 semaines d'engraissement.
Suite à des mortalités subites en fin d'engraissement, Yohann Le Mée a ensuite mis en place un protocole de nettoyage-désinfection de la machine à soupe, suivi de l'incorporation d'un régulateur de flore (Fermaid) à 1 % dans l'aliment. « Ce ferment lactique permet une meilleure maîtrise de la qualité bactériologique de la soupe et une hygiénisation de la soupière », explique Alban Berthelot, responsable technique porc Aliouest. Une maîtrise de l'hygiène qui s'est immédiatement traduite par une baisse du taux de perte en engraissement.

Source Réussir Porcs Mars 2011

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