Conjoncture : répercuter la hausse des charges …

GENEVIEVE AUDEBET - GEORGES DOUGUET

Production laitière : hausse des coûts de production

Suite au ralentissement de la collecte mondiale depuis l’été 2012, le marché mondial repart à la hausse. Pour 2013, cette conjoncture mondiale favorable tarde à donner des effets positifs sur le prix du lait payé producteur. Sur le marché des produits de grande consommation, les négociations avec la grande distribution s’avèrent difficiles. A l’opposé les éleveurs doivent faire face à une hausse continue du coût alimentaire liée à la flambée  du prix de concentrés et à la mauvaise qualité de l’ensilage de maïs. Les investissements 2012 ont également atteint un niveau record à près de 35 000 € par exploitation. Les charges de structure progressent de 9 €/1000 litres dans les clôtures comptables du 3e trimestre 2012. Le point d’équilibre global repart à la hausse et atteint 318 € /1000 litres (345 €/1000 litres pour l’atelier bovin lait si on enlève l’effet céréales et DPU). La hausse des coûts de production doit donc impérativement être répercutée sur le prix du lait car l’excellente conjoncture céréales ne fait que limiter la baisse des revenus.

Production porcine : de nouvelles pertes depuis la fin d’année 2012

Malgré une hausse du prix du porc à 1.454 €/kg au MPB, l’année 2012 restera une petite année en termes de trésorerie. En moyenne, l’équilibre de l’atelier porc est positif mais il ne permet pas de compenser les pertes des années précédentes. Le revenu moyen 2012 affiche néanmoins un niveau correct. Il est conforté par l’apport des céréales et des DPU (50 ha en moyenne) mais aussi par une hausse logique de la valeur du stock tirée par la flambée du prix de l’aliment. Il atteint un record (vers 286 €/T en 2012 100% achat) avec un pic à près de 327 €/T en fin d’année et début 2013. Le prix de l’aliment restera élevé au premier semestre 2013. Dans ce contexte, la baisse du cours du porc depuis le mois d’octobre pèse sur la trésorerie instantanée de nouveau dans le rouge depuis près de 4 mois.
Le retour de la rentabilité dépendra de l’orientation du cours du porc. La baisse de production au niveau de l’UE est un élément déterminant mais le marché est aussi tributaire de nombreux autres facteurs. L’année 2013 peut encore réserver des surprises. Le mauvais début d’année nécessitera de passer par une période estivale d’un très bon niveau associée si possible à une détente du prix de l’aliment.

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