Cotisations sociales : Stéphane Le Foll débloque une enveloppe de 5 M€ pour les éleveurs porcins

AFP et ministère

Cotisations sociales : Stéphane Le Foll débloque une enveloppe de 5 M€ pour les éleveurs porcins

Le ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé au congrès de la FNP la mise en place d'une nouvelle enveloppe de prise en charge de cotisations socialesà hauteur de 5 millions d’euros. Il en appelle également à la "responsabilité de chacun des acteurs" de la filière porcine afin d'élaborer d'ici l'automne "un véritable pacte porcin", pour sortir de la crise.

Dans un contexte tendu, qui s'est traduit ces derniers jours par plusieurs manifestations de producteurs, visant notamment des supermarchés, le ministre était très attendu dans le Morbihan pour la réunion de l'Assemblée générale annuelle de la Fédération nationale porcine (FNP).

De nombreuses forces de l'ordre avaient été déployées à la plupart des carrefours menant au lieu de la réunion. A l'un d'eux, Stéphane Le Foll s'est brièvement entretenu avec une soixantaine d'agriculteurs qui s'y étaient regroupés, autour d'une tête de mort symbolisant la "mort du monde paysan" peinte sur la chaussée.

 

Le ministre qui avait publié le matin même un arrêté limitant à deux mois par an, en janvier et en septembre, les fortes promotions sur la viande de porc dans les grandes et moyennes surfaces, n'est pas venu les mains vides en Bretagne, région où est concentrée 60% de la production porcine française.

Devant les producteurs, il a annoncé que 5 millions d'euros euros supplémentaires allaient être mis à disposition de la Mutualité sociale agricole pour les allègements de charges des éleveurs les plus "fragilisés". Ils viendront s'ajouter aux 9 M déjà attribués à la filière.

Le ministre veut un cadran à 1,40 €/kg

Concernant les prix payés aux producteurs, à l'origine de la crise, il a estimé qu'il fallait "remonter à 1,40 (euro du kilo) rapidement" (le cours s'établissait vendredi à 1,31 euro au marché national du porc breton de Plérin- ndlr). "C'est la responsabilité de tous. Chacun, dans l'abattage, la transformation, la salaison, la distribution, doit faire la part du chemin nécessaire", a-t-il lancé, se félicitant du léger mieux enregistré ces derniers jours.

Au début de la semaine, Intermarché et Leclerc se sont engagés à payer 5 centimes de plus le kilo le porc qui est transformé dans leurs abattoirs.

Dénonçant la "guerre des prix" que se livrent les enseignes de la grande distribution, M. Le Foll a appelé à ne pas banaliser les promotions et à "redonner une place au prix" dans l'alimentation. Pour cela, il a promis une intensification des contrôles et des sanctions.

Mettre en place un système de cotation des pièces de découpe

Le ministre a également souhaité que la profession avance rapidement sur la mise en place d'un système de cotation des pièces de découpe, afin qu'aucun morceau ne soit vendu sous le prix de revient de l'éleveur, faute de quoi il pourrait agir par voie réglementaire.

logo-le-porc-francais

Autre piste, mise en avant par Stéphane  Le Foll : "la promotion de l'origine France". Il a souhaité que tous les acteurs de la filière, notamment les salaisonniers, adoptent et appliquent partout le même logo "le porc français". « Le ministre s'engage à ce que les contrôles se poursuivent et à ce que des sanctions soient prises en cas de tromperie » déclare le ministère dans un communiqué.

 Concernant les mesures d'urgence, il a annoncé des réunions dès la semaine prochaine entre les représentants de l'Etat, de la filière et des établissements bancaires, à Paris et en Bretagne, sur l'échelonnement des annuités d'emprunts.

Appelant les producteurs à préparer l'avenir en se montrant plus performants en matière d'exportation et en gagnant en compétitivité, il a enfin estimé qu'il fallait "travailler sur la contractualisation" pour "recréer du lien entre les maillons de la production et ceux de la transformation et de la commercialisation".

Le discours du ministre, accueilli par quelques applaudissements discrets, a été qualifié de "bonne base de départ" par le président de la FNP Paul Auffray.

Publié par AFP et ministère

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Commentaires 1

cochonnier triste

le ministre nous a dit au quelques agriculteurs regroupe autour de la tète de mort que les maillons (tous les maillons) situés entre les éleveurs et le consommateur avait leur role a jouer notamment en premier lieux nos groupements incapables d' avoir une stratégie commune. au lieux d'aller casser des grandes surfaces on devrait peut etres déja demander des comptes a nos chères ( a tous les sens du terme) directeur de groupement qui ont tous vu leur salaire monter alors que leurs éleveur crèvent

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