Cours du porc : « Stop à la baisse effrénée ! »

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Cours du porc : « Stop à la baisse effrénée ! »

Dans un communiqué, les éleveurs bretons de porcs, affiliés à la FNSEA et à JA, s’insurgent contre la baisse du prix du porc liée à l’embargo russe des produits en provenance de l’UE et appelle la filière agro-alimentaire et la grande distribution à acheter du "made in France".

Bruxelles veut resserrer les rangs face à Moscou

La Commission européenne a défendu  la semaine dernière la nécessité d'un accord global avec la Russie pour la reprise des importations de porc européen, alors que France, Danemark, Pays-Bas et Italie semblaient discuter avec Moscou de façon séparée. Bruxelles réclame que seules les exportations des régions identifiées comme touchées (en Lituanie)  soient suspendues, conformément aux règles de l'Organisation mondiale du commerce.

Les services vétérinaires russes ont rendu compte d'une réunion le 19 février avec  les responsables vétérinaires français, néerlandais et danois, en présence du chef vétérinaire lituanien Jonas Milius.La Russie a refusé lors de ce rendez-vous de fixer un calendrier de reprise des importations, mais accepté une mission conjointe d'experts.

Suite à l’annonce de l’embargo russe sur la viande de porc (et les produits à base de viande de porc) en provenance de l’Union Européenne, lié à quelques cas de peste porcine africaine sur des sangliers en Lituanie, les prix du porc sont à la baisse. Une baisse jugée «vertigineuse» et «insupportable pour les éleveurs», d’après un communiqué de la FRSEA et des JA de Bretagne.

Les abattoirs français avaient exhorté début février la Commission européenne à obtenir la levée de l'embargo russe menaçant, selon eux, un secteur déjà fragile. La Russie absorbe un quart des exportations européennes de produits porcins, principalement des Pays-Bas, d'Allemagne et du Danemark, pour une valeur totale annuelle de 1,4 milliard d'euros.

«La situation du marché export sur la Russie est-elle la seule responsable des baisses importantes et successives des prix subis par les éleveurs ?», s’interrogent toutefois les producteurs bretons qui  craignent que  les abatteurs, salaisonniers et les enseignes de la grande distribution « se servent  du prétexte de la situation commerciale avec la Russie pour tirer vers le bas les prix payés aux éleveurs et pour s’approvisionner à moindre coût  avec des produits étrangers".

Ils appellent l’ensemble de la filière, au moment où le label « porc français » vient d’être lancé, à privilégier l’approvisionnement national « afin de pérenniser la filière, les emplois et les savoir-faire français ».

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Commentaires 3

menfin

3 ans de suite c'est quand meme assez revelateur du revenu

ahlala

attention a l interprétation des revenus divulgués, en porc les investissements ont lourdement chuté faute de perspective encourageante. En revanche d autres productions investissent pour faire chuter leur revenu et éviter les cotisations. Les chiffres peuvent être le reflet d une situation mais méritent d être approfondis pour en tirer des conclusions. Peut être que l étude des variations des EBE seraient plus lisible pour constater de l état d une production.

oulala

normalement il y a un peu de marge vu les revenus proche de ceux des cerealiers de puis 3ans. je suis plus inquiete pour les laitiers qui sont encore entrain de se faire enfler

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