De moins en moins de porcs en France

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De moins en moins de porcs en France

Le cheptel porcin poursuit sa diminution en France. Il est constitué de 13,4 millions de têtes, dont 1 million de truies. Cette réduction concerne quasiment toutes les catégories d’animaux. De ce fait, la production porcine française devrait baisser pour 2014, prévoit le ministère.

Production en hausse aux Pays-Bas et Danemark

Selon les prévisions des états membres, la production porcine européenne devrait se replier de 1% en 2014, dans un environnement marqué par des coûts de production élevés. Sans surprise, seuls les Pays-Bas et le Danemark affichent des prévisions de production en hausse, en lien avec l’augmentation de leurs troupeaux de truies. A l’inverse, les plus importantes diminutions de production sont prévues en Italie et surtout en Pologne, qui ont enregistré en 2013 des fortes réductions de leurs cheptels. Même le cheptel porcin de l’Allemagne, premier producteur européen, s’est réduit en 2013 de 1% et son troupeau de truies de 3%.

D'après une enquête du ministère, le cheptel porcin français a diminué de 2,5 % en un an (de novembre 2013 à novembre 2012). Avec une perte de 350.000 têtes, le troupeau compte désormais 13,4 millions de porcs. Les truies sont particulièrement concernées par cette diminution, note le ministère de l’Agriculture dans son bulletin de conjoncture « Agreste ».

Cette baisse affecte les femelles reproductrices (-3,1 %), les porcelets (-1,8 %) mais aussi les porcs à l’engraissement (103.000 animaux de moins soit une diminution de 1,8 %). Les porcs destinés à l’abattage (80 à 110 kg) sont également en forte diminution (- 4,6%).

Une production porcine française en baisse de 3,1% en 2014

Compte tenu de la baisse des effectifs en 2013, le ministère anticipe un recul de la production de porcs en 2014 de 3,1%, pour s’établir à 23,7 millions de porcs. En 2013, la production d’animaux était déjà en baisse par rapport à 2012, elle avait atteint 24,2 millions de têtes, en baisse de 1,1%.

La consommation française de viande porcine se réduit plus légèrement (- 0,5%), mais le solde commercial continue de s’éroder. Il reste largement positif en volume, mais négatif en valeur. Les achats français portent en effet sur des pièces à plus forte valeur ajoutée que les ventes.

Des prix et des charges à la hausse

Au cours de l’année 2013, les exportations de porcins vivants ont progressé de 1,1% par rapport à 2012, alors que les achats français de porcins vivants ont reculé de 35% dans le même temps.

En 2013, soutenu par la baisse de l’offre, le cours moyen du porc charcutier classe E est supérieur de 1,2% au cours moyen 2012 et de 15% par rapport à la  moyenne 2008-2012. A l’inverse, le prix moyen de l’aliment progresse de 14% par rapport à 2012 et de 1,1% par rapport à la moyenne 2008-2012.

 

 

 

Source Agreste Conjoncture

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