" Des filières qui valorisent notre production "

Propos recueillis par Dominique Poilvet

" Des filières qui valorisent notre production "
Jean-Luc Chereau et Jean-Luc Fourmond, président et directeur du groupement porc d'Agrial - © D. Poilvet

Trois questions à Jean-Luc Chereau et Jean-Luc Fourmond, président et directeur du groupement porc d'Agrial.

Le mot d'ordre d'Agrial "vendre pour produire" se traduit comment pour sa filière porc ?

La stratégie d'Agrial est d'investir dans l'aval afin de capter de la valeur ajoutée pour les producteurs. En porc, nous travaillons également avec des partenaires (Vallegrain) et sur des marchés différenciants (Saucisse de Morteau). Nous sommes également engagés dans des signes officiels de qualité (bio, label rouge, CCP, EQC...). 86 % des porcs commercialisés par Agrial sont dans une filière qualité. Ils sont répartis dans quinze débouchés différenciants. Ces filières imposent un cahier des charges, mais apportent une plus-value aux éleveurs. Elles pérennisent également la production puisqu'elles ont été élaborées pour répondre aux attentes des consommateurs.

Comment se passe la mise en oeuvre de cette stratégie sur le terrain ?

Le premier point important est d'avoir des bâtiments performants, dans lesquels le coût de production est maîtrisé. Des engraissements sur paille comme celui du Gaec du Lunerotte permettent aujourd'hui de maîtriser l'indice et le TMP aussi bien que sur du caillebotis intégral. Ensuite, il est important de faire évoluer la taille des élevages, avec des structures plus importantes et un lien au sol renforcé. Enfin, les éleveurs doivent s'impliquer dans la valorisation de leurs produits. Aujourd'hui, leur métier ne s'arrête plus au quai d'embarquement. Ils doivent aussi aller à la rencontre des consommateurs pour expliquer leur métier et renforcer leur image.

Quelles sont les perspectives d'évolution de ces filières différenciées chez Agrial ?

Ce sont dans ces filières que nous avons le plus de projets d'agrandissement et de rénovation. En termes de volumes, nous n'atteindrons sans doute pas les 100 % de notre production. Mais les jeunes qui s'installent ont une préférence pour ces filières. Les banquiers y sont sensibles et accordent plus facilement les prêts. Par ailleurs, nous pouvons à nouveau envisager la création de nouveaux ateliers porcs, ce qui ne s'est pas produit en production conventionnelle depuis des années.

Source Réussir Porc

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Commentaires 1

bisounours

de combien la plus-value aux éleveurs ?

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