En dix ans, la Bretagne a perdu 23 % de ses élevages

Dominique Poilvet - Réussir Porcs Mai 2013

En dix ans, la Bretagne a perdu  23 % de ses élevages

Selon une étude publiée par la DRAAF de Bretagne, la région ne comptait plus que 5600 exploitations porcines en 2010, contre 7000 dix ans plus tôt.

En 2010, la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Bretagne dénombrait 5 600 exploitations porcines bretonnes, dont 52 % naisseur-engraisseur, 46 % engraisseur et seulement 2 % naisseurs. En effectifs, les naisseurs-engraisseurs concentrent 80 % du cheptel porcin. Plus d’un tiers est localisé dans les Côtes-d’Armor, et un peu moins d’un tiers dans le Finistère. Leur taille moyenne est de 190 truies et 1 170 porcs à l’engrais. Les naisseurs-engraisseurs présentent un déficit de places d’engraissement important, avec seulement 6,6 places par truie en moyenne. Seul un élevage sur dix peut engraisser tous ses porcelets. Plus de 90 % des naisseurs-engraisseurs disposent d’une surface agricole utile (SAU). La moyenne est de 72 hectares, essentiellement occupée en maïs, blé et prairies.
En parallèle à ce lien au sol qui a augmenté, les élevages de porcs bretons ont développé la fabrication d’aliments à la ferme, qui concernerait aujourd’hui environ 1500 exploitations bretonnes, dont 800 fabriquent la totalité des aliments. Selon la Draaf, un tiers des besoins alimentaires du cheptel porcin breton seraient couverts par la Faf (fabrique d'aliment à la ferme) en 2010.

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Plus que jamais, la question de la reprise des élevages est posée

Les élevages de porcs bretons mobilisent l’équivalent de 12 640 unités de travail annuel (UTA). La productivité du travail s’améliore, puisque ramenés au cheptel, le nombre d’UTA pour 1 000 porcs est passé de 2 à 1,6 en dix ans. L’âge moyen des exploitants est de 46 ans et demi, en augmentation de près de 4 ans en dix ans. Les chefs d’exploitation de 55 ans ou plus sont presque aussi nombreux que les moins de 40 ans (respectivement 19 % et 21 %). Plus que jamais, la question de la reprise des élevages est posée. Plus de la moitié des exploitants de plus de 50 ans ne savent pas qui va leur succéder, et près de 9 % pensent que leur exploitation va disparaître. La succession s’avère moins problématique lorsque la forme juridique est un Gaec. Dans 56 % des cas, le successeur est connu, généralement un co-exploitant ou un membre de la famille. Et dans seulement 2 % des cas, l’exploitation risque de disparaître. 

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