Engraissement : Inzo démontre l'absence de croissance compensatrice

Dominique Poilvet

Sur la base d'un essai réalisé dans sa station expérimentale de Châ-teau-Thierry en 2007, Inzo démontre que la croissance compensatrice en engraissement sur des porcelets dont les croissances ont été limitées en post-sevrage n'existe pas.

IC dégradé en finition

« La réduction des apports d'acides aminés en période de 2e âge limite la croissance en
post sevrage et allonge la durée d'engraissement », soutient Eric Schetelat, responsable du
service porc d'Inzo. « Par ailleurs, les porcs qui ont subi cette restriction azotée en post-
sevrage déposent plus de gras et ont un indice de consommation dégradé en finition ».
L'essai a porté sur deux bandes consécutives suivies du sevrage à l'abattage. Les 240
porcelets étaient logés en cases de 4 en post sevrage. Sur la période 2e âge, la teneur de
l'aliment en MAT était soit de 16,55 %, soit de 18 %. « Logiquement, l'aliment pauvre en
matières azotées a pénalisé les croissances en post-sevrage de 50 g/jour environ et
l'indice de consommation de 0,1 point », détaille l'ingénieur.







En engraissement, les porcs ont reçu un aliment croissance commun à tous (16,5 % de MAT).
Sur la période finition, deux niveaux d'énergie ont été appliqués à chaque lot (9,6 et 9,9 MJ
EN). Dans une situation de croissance compensatrice, l'utilisation de l'énergie devrait être plus
efficace. « Mais, même avec un l'aliment finition riche en énergie, les porcs qui avaient été
pénalisés en post sevrage n'ont pas eu de croissance compensatrice », continue-t-il. « Ce qui
signifie que des porcelets dont la croissance a été limitée en post sevrage ne valorisent pas
mieux l'énergie en fin d'engraissement ».

Avec son centre de recherche, Inzo dispose d'une base de données unique sur les performances des porcelets pesés individuellement, du sevrage à l'abattage. (D. Poilvet)

Avec son centre de recherche, Inzo dispose d'une base de données unique sur les performances des porcelets pesés individuellement, du sevrage à l'abattage. (D. Poilvet)

 

Abattage retardé de 3 jours

A poids d'abattage identique, les porcelets freinés en post sevrage ont été abattus trois
jours
plus tard que les autres. Leur indice de consommation a été dégradé de 0,1 point, et leur
TMP
de près de 1 point. « Ces résultats sont très significatifs, et démontrent qu'il est important de
respecter la cohérence des programmes alimentaires, du sevrage à l'abattage », conclut
Eric
Schetelat.




 

 

 

Source Réussir Porcs Septembre 2008

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires