Etiquetage d'origine : En progression, mais peut mieux faire

Dominique Poilvet

Une enquête réalisée par Inaporc de janvier à mai dernier montre que l'accord interprofessionnel sur l'étiquetage volontaire des produits de charcuterie signé le 15 décembre 2010 n'est que partiellement suivi. Pour le jambon, 86,7 % des marques de distributeurs respectent cet accord. Le chiffre tombe à 65 % pour les marques nationales, et à 11 % pour les marques premier prix. Pour les saucisses, seuls environ 7 % des références ont une mention d'origine. « Pour le jambon, la mention d'origine était déjà largement pratiquée avant la signature de l'accord. Pour les autres produits, c'est en progression, mais dans l'ensemble je pense qu'on peut mieux faire », souligne Didier Delzescaux, qui présentait l'enquête à l'AG d'Inaporc le 28 juin dernier.
Au niveau européen, la mention d'origine doit être appliquée sur les produits bruts (viandes fraîches). Mais aucun consensus n'a pour le moment été trouvé à Bruxelles en ce qui concerne les produits transformés. « L'accord interprofessionnel porte sur un étiquetage volontaire, et non obligatoire », rappelle Guillaume Roué, président d'Inaporc.

« Les marques nationales plafonnent à 35 % d'utilisation du logo VPF »

Robert Volut, le représentant de la transformation, se félicite de ces résultats. « La France est le seul pays européen à appliquer un tel accord sur les produits transformés », souligne-t-il. À l'inverse, le SNIV-SNCP, syndicat représentant les abatteurs, estime que « l'accord est plutôt mal appliqué ». Selon ses propres données, le nombre de références de jambons sous marque distributeurs mentionnant l'indication d'origine a régressé de 15 % en trois mois. « Les marques nationales de charcuterie plafonnent à 35 % d'utilisation du logo VPF, et les premiers prix ne sont identifiés qu'à 25 % seulement avec ce logo. »
Pour le SNIV-SNCP, le temps est venu de « doter la marque VPF d'une véritable gestion de marque accompagnée de publicité et de promotion ». Une revendication soutenue également par Jean Michel Serre, le président de la FNP : « Les producteurs de porcs sont prêts à assurer le financement de la promotion de nos produits, à condition que cette promotion porte réellement sur VPF. »

Source Réussir Porcs Septembre 2011

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