Etude terrain Coopagri 2009 : Indice en engraissement : le confort d'abord

Claudine Gérard

L'analyse fine des résultats d'engraissement dans des porcheries à façon par le service nutrition de Coopagri Bretagne montre à nouveau l'impact des conditions de logement des porcs et de leur conduite alimentaire sur les indices de consommation.

Comment expliquer que des engraissements à façon affichent des indices de consommation en engraissement supérieurs à 3,10 pendant que d'autres sont à moins de 2,80 ? Le confort, tout d'abord. C'est ce qui ressort de façon très significative d'une étude qui vient d'être achevée par Thierry Solignac, de Coopagri Bretagne, aidé d'un stagiaire, Matthieu Le Creurer. Les points les plus significatifs qui expliquent les écarts constatés sur le terrain portent en effet sur les conditions de logement. Sans surprise, les bâtiments où sont obtenues les meilleures performances sont ceux qui bénéficient d'une ventilation dynamique, d'une bonne isolation, de préchauffage à l'entrée en engraissement et de températures de consignes suffisantes. Ce sont aussi ceux où les porcs sont logés sur caillebotis intégral et dont le nombre de porcs par case est le plus faible. Bref, des élevages où les porcs sont correctement logés !

Autre critère qui s'est révélé très corrélé à l'indice de consommation, le taux de pertes. Lorsque l'indice est dégradé, la mortalité est elle aussi plus élevée. Conséquence d'un logement mal adapté ou de l'état sanitaire des porcelets à l'entrée en engraissement ? Enfin, au chapitre de l'alimentation, trois points se sont révélés déterminants dans l'explication des écarts entre élevage : la longueur de nourrisseur par porc, la possibilité de bien régler les nourrisseurs et la concentration énergétique de l'aliment de finition.
Thierry Solignac a au total identifié 15 critères qui expliquent les écarts d'indice de consommation (âge au sevrage, poids d'entrée en engraissement, plan d'alimentation…). Il souligne que l'essentiel de ces critères discriminants n'est pas nouveau et reste dans le domaine des « fondamentaux ». Mais il explique que c'est l'accumulation des erreurs sur ces 15 critères qui conduit à des contre-performances. « Sans vouloir tout chambouler dans l'élevage, et devant l'impossibilité de remédier systématiquement à des handicaps tels que la mauvaise isolation, la génétique ou autre, il s'agit de faire en sorte de ne pas cumuler tous les facteurs qui conduisent à de mauvais indices », conclut-il.

 

 

 

 

Source Réussir Porcs Janvier 2010

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