La Belgique se prépare à l’arrêt de la castration

Institut du Porc IFIP

La Belgique se prépare à l’arrêt de la castration

En Flandre, les pratiques vis-à-vis de la castration ont déjà beaucoup évolué et les professionnels envisagent l’horizon 2018 avec sérénité. Environ 40 % des porcs ne sont plus castrés et les différentes alternatives à la castration coexistent en Belgique dont l’immuno-castration. Un nombre non négligeable de porcs immunocastrés sont présents sur le marché à la demande d'un distributeur, mais l’acceptation par les consommateurs reste ambiguë.

La Belgique se prépare à l’arrêt de la castration

L'anesthésie locale et l'anesthésie par inhalation avec isoflurane, en association avec un traitement préventif analgésique, apparaissent aux chercheurs belges comme les meilleures alternatives pour réduire la douleur pendant et après la castration. L'utilisation systématique de ces alternatives pourrait s’envisager après une formation des éleveurs comme en Suède et en Suisse.

Pour le moment, la production de mâles entiers n’est pas unanimement acceptée comme une bonne alternative. Selon l’ILVO, la prévalence d'odeur de verrat en Belgique est en moyenne de 3 à 5%, et varie entre les élevages et les abattoirs. Pour cette production, la prévalence d’odeur sexuelle doit être réduite et il doit être possible de détecter les carcasses avec odeur sur la ligne d'abattage. À court terme, la recherche pour réduire l'odeur de verrat porte sur des modifications de la conduite, telles que l’adaptation de l’alimentation, une plus longue période de jeûne avant l'abattage, les types génétiques et un poids plus léger à l’abattage
La sélection génétique contre l'odeur de verrat est à l'étude comme une solution à long terme.

L’Institut flamand de recherches agronomiques (ILVO) organisait le 19 mai dernier une journée technique sur l’arrêt de la castration en 2018. Les chercheurs de l’ILVO et de l’université de Gand ont présenté les nombreux travaux nationaux ou européens conduits sur cette thématique depuis plusieurs années : origine des odeurs, résultats en élevages, sensibilité des consommateurs. 
(Légende de la photo de la table ronde réunissant chercheurs et professionnels : depuis la gauche : Marijke Aluwé (ILVO), Yves Beunnens (Zoetis), Koen Mintiens (BoerenBond), Paul Carpentier (éleveur), Gé Backus (CAF, Pays-Bas), Michael Gore (Fédération Bétail & Viande))

Contact :  eric.royer@ifip.asso.fr

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