La section porcine du GRASL. Une action régionale renforcée

Christian PETIT / Dr Didier GUERIN

La section porcine du GRASL. Une action régionale renforcée

Groupement Régional d’Action Sanitaire du Limousin => La section porcine du GRASL s’est réunie le 11 juin 2012 sous la présidence de Philippe Monteil. Elle a fait le point sur les actions menées et traiter les alertes sanitaires rencontrées.

Comme pour les autres espèces, la section porcine du GRASL est constituée des représentants des sections départementales de chaque GDS (19, 23, 87) et des différents partenaires régionaux de la filière. Ses objectifs principaux sont d’organiser les actions sanitaires collectives avec une harmonisation régionale et de développer de nouvelles actions permettant à l’éleveur confronté à une problématique sanitaire particulière ou particulièrement grave, de trouver l’appui technique personnalisé.

Conditions techniques, accompagnement financier et actualités sanitaires à l’ordre du jour

La section porcine du GRASL s’est réunie, d’une part, pour faire le point sur les actions menées par chaque département tant en matière de conditions techniques (plans de suivis, environnement réglementaire…) que d’accompagnement financier (aides aux analyses, à l’élimination…) et, d’autre part, pour traiter les actualités sanitaires vis à vis de trois pathologies : brucellose porcine, Syndrome Dysgénésique Respiratoire Porcin (SDRP) et virus influenza.

Une alerte SDRP importante en Auvergne avec des répercussions en Limousin…

Des élevages porcins engraisseurs ont été confrontés à une contamination SDRP. Après enquête, il est apparu que les porcs étaient issus d’une même station de post-sevrage collectif. Afin de déterminer l’origine de cette contamination, l’ensemble des maternités alimentant cette station ont fait l’objet de dépistage, trois élevages creusois étaient concernés, l’ensemble des résultats s’est révélé négatif.

La section porcine du GRASL. Une action régionale renforcée

… confirmant le bienfondé de l’apport de garantie de cheptel en matière de SDRP…

L’action SDRP a été initiée à partir de sondages sérologiques en abattoir en 1998. La prévalence de la maladie alors observée était pratiquement nulle. Les dépistages ont alors été organisés dans les trois départements limousins. Les analyses étaient réalisées à partir des prélèvements effectués dans le cadre de la prophylaxie obligatoire de la maladie d’Aujeszky. Depuis 2001, un apport de garantie SDRP, en cas de résultats favorables, est délivré annuellement aux élevages. Il est basé sur le volontariat avec signature de la part de l’éleveur d’un engagement individuel. Les évolutions ont été ensuite différentes dans les trois départements. En Creuse, à compter de 2009, avec les évolutions réglementaires de la prophylaxie de la maladie d’Aujeszky, la section porcine de GDS Creuse a souhaité unanimement le maintien du statut favorable du département en SDRP avec un arrêté préfectoral rendant obligatoire ce dépistage sur les reproducteurs dans les élevages naisseurs et naisseurs-engraisseurs. Cette orientation a permis de maintenir la recherche dans la totalité des élevages dans le département de la Creuse. Les départements de la Corrèze et de la Haute-Vienne étant restés sur des notions de volontariat, ont vu leur niveau de dépistage s’amoindrir, environ 50% des élevages pour la Corrèze et quelques élevages pour la Haute-Vienne.

… avec une nécessaire harmonisation régionale et une surveillance plus étroite du statut des animaux circulant

Face à cette situation, la section porcine du GRASL a fait certains constats et pris les décisions suivantes :

  • Le SDRP constitue une pathologie pouvant avoir un impact économique conséquent. L’apport de garantie de cheptel constitue un atout primordial. Ceci a été indiqué de façon unanime, notamment, par les organismes de production. La section porcine du GRASL demande donc que les opérateurs commerciaux soient particulièrement vigilants sur les apports de garantie en matière de SDRP dans les échanges.
  • Le dépistage et l’apport de garantie SDRP doivent donc concerner tous les élevages susceptibles de commercialiser des animaux pour les ateliers post-sevrage ou engraisseurs. La section porcine du GRASL a mis en place un groupe de travail pour étendre cet apport de garantie à tous les élevages limousins concernés.

Une atteinte brucellose porcine en élevage de truies plein-air…

La brucellose porcine est une maladie qui circule dans les populations de sangliers. Le suivi de la faune sauvage mis en place en Creuse depuis 1996 a confirmé cette situation (47% de séropositifs en 2001/2002, 23% en 2009/2010).Cela constitue un risque de contamination pour les élevages de truies en plein-air, d’où la nécessité de clôtures spécifiques. Un exemple creusois récent illustre cette obligation de maîtrise de risque par rapport aux sangliers. Un élevage de 120 truies plein-air a fait l’objet d’une contamination suite à l’intrusion de sangliers. Les clôtures n’étaient pas conformes aux normes pour les clôtures des élevages de porc en plein-air pour empêcher l’intrusion de la faune sauvage.

… d’où une sensibilisation renforcée des éleveurs concernés avec une demande auprès du Conseil Régional

Face à cette situation, la section porcine du GRASL a décidé de faire une sensibilisation vis à vis de la brucellose porcine axée sur les éleveurs de truies plein-air. De plus, une demande va être effectuée auprès du Conseil Régional afin que l’aide aux clôtures disponibles pour les élevages de porcs « Cul Noir Limousin » puisse être étendue à l’ensemble des élevages de truies plein-air.

La section porcine du GRASL. Une action régionale renforcée

Le schéma de surveillance du virus influenza à mettre en place en Limousin

La surveillance des virus influenza porcins s’inscrit dans un cadre général de surveillance des virus Influenza A en circulation chez l’Homme et les espèces animales, dans la perspective de prévention éventuelle du risque, tant en santé animale qu’en santé humaine. Celle-ci a pour but d’assurer un suivi a posteriori des souches influenza circulant dans la population de porcs domestiques. Le dispositif de surveillance proposé doit permettre de décrire, dans le temps et l’espace, la nature des virus grippaux circulants, leurs fréquences respectives dans la population porcine et les éléments épidémiologiques liés à ces infections. Cette action sera menée sur le terrain par des vétérinaires traitants volontaires en dehors de l’exercice de leur mandat sanitaire. Ils présenteront le dispositif aux éleveurs, réaliseront les prélèvements et les transmettront aux laboratoires agréés. Un animateur régional assurera la coordination de cette action entre les différents partenaires. Le GRASL, Organisme à Vocation Sanitaire Régional, s’est proposé d’assumer ce rôle comme il le réalise pour les autres espèces d’animaux de rente pour lesquelles il est délégataire de missions de service public de manière directe ou par les GDS départementaux.

Une action sanitaire collective régionale renforcée au service de tous les élevages porcins

Certains points abordés font apparaître une conduite et une évolution des actions pouvant être différente suivant les trois départements limousins. La section porcine du GRASL a décidé de confier à un groupe de travail la mission d’harmoniser ces actions au niveau régional, avec pour objectif un bénéfice sanitaire individuel et collectif le meilleur possible. 

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Commentaires 2

porci-net

Curieux, pas de réponse, donc c'est certainement le Centre d'insémination qui a contaminé l'élevage, qui ne dit consent!
Dommage que vous ne donniez aucune explication, ce serait constructif pour toute la filière, dès qu'une multinationale fait une c..., tous les intermédiaires se taisent! Pourtant c'est nous éleveurs qui les font vivre, alors bougez-vous ...

porci-net

" Après enquête, il est apparu que les porcs étaient issus d’une même station de post-sevrage collectif."
curieusement on ne connaît pas la vrai origine de sa contamination, par hasard, est-ce un CIA qui fournissait les doses? si vous avez la réponse, me dire.
Merci

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