La viande de porc compétitive face aux poissons

Claudine Gérard - Réussir Porcs Avril 2012

La viande de porc compétitive face aux poissons

Méthodologie : 12 000 ménages enquêtés

L’étude de FranceAgrimer est principalement issue des données du panel Kantar Worlpanel. Cette société recueille les déclarations d’achat d’un échantillon représentatif de 12 000 ménages pour les produits frais ou 20 000 ménages pour les produits frais avec code barre. Les données concernent les consommations à domicile de ces ménages. Les informations sur les produits carnés et les œufs sont collectées toutes les quatre semaines.

Paradoxalement, c’est une étude sur les produits de la pêche conduite par FranceAgrimer qui nous en dit long sur les atouts de la viande de porc. Cette étude intitulée « Poisson ou viande, est-ce une question de prix ? », décortique la perception des consommateurs et leurs actes d’achat. L’objectif est entre autre de comprendre pourquoi, sur une dépense moyenne de 1 033 € d’achat annuel de viande et de poisson, 76 % revient aux produits carnés et 24 % au produits aquatiques.
Premier constat, dans le domaine des produits frais, l’escalope de porc s’avère la moins chère au kilo, avec une moyenne sur trois ans de 6,60 €/kg. Aucune comparaison avec les 19,50 € de prix moyen de l’escalope de veau qui s’avère la viande la plus chère, et même de l’escalope de poulet dont le prix moyen dépasse les 9 €/kg. À moins de 8 €/kg, le consommateur n’a d’autre choix que le pangas, le « bas de gamme » des poissons…
Autre fait marquant, l’escalope de porc est aussi le produit qui subit le moins de variation de prix.

À moins de 8 €/kg, seul le poisson panga peut rivaliser avec la côte de porc

Au-delà de l’analyse des prix au kilo, l’étude porte également sur les aspects nutritionnels. Le calcul du prix de la protéine des viandes et poissons étudiés place encore une fois le porc dans le groupe de tête du rapport qualité/prix. Le prix de la protéine de la côte de porc s’établit à moins de 0,50 € pour 20 grammes de produit cuit, à comparer à plus de 2 € pour la sole (la protéine la plus chère) ou à 0,80 € environ pour le blanc de poulet ou le bœuf haché. Au-delà de la côte de porc « basique », les produits du porc se trouvent aussi bien classés dans le palmarès du prix de la protéine, en particulier les lardons qui arrivent en 2e position. La protéine du jambon cuit supérieur reste moins chère que celle du steak ou du poisson pané. De même, dans le domaine des rillettes, évidemment plus coûteuses en termes de prix de la protéine, les rillettes pur porc s’avèrent nettement plus économiques que les rillettes de saumon. La raison essentielle est la forte teneur en protéine de la viande de porc et son prix au kilo. D’après l’étude, la teneur moyenne d’une côte de porc grillée est de 28 g de protéines pour 100 g d’aliment. Cette teneur se situe parmi les plus élevées des sources protéiques comparées dans l’étude. Globalement, les viandes (veau, dinde, bœuf…) affichent une teneur de 27 à 31 g de protéine/100 g d’aliment, tandis que les poissons se situent entre 20 et 24 g/100 g. Quant au poisson pangas dont le prix du produit brut est à peine plus élevé que celui de l’escalope de porc, il ne contient que 17 g de protéine/100 g.
Enfin, une étude plus qualitative présentée au dernier SIA nous éclaire sur le peu de corrélation qui existe entre la confiance en un produit et l’intention d’achat. Ainsi, les viandes de porc et de poulet, mais aussi la truite ou les moules présentent un indice de confiance relativement moyen. Pour autant, l’intention d’achat de la viande de porc ou de poulet reste la plus élevée de toutes les sources de protéines. Preuve que l’image ne fait pas tout…

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