Le président de la FNP craint "la mort" du marché au cadran de Plérin

Le président de la FNP  craint "la mort" du marché au cadran de Plérin

Le président de la fédération nationale porcine Paul Auffray craint "la mort" du marché au cadran du porc breton (MPB), référence nationale pour le prix du porc, après la décision du groupe Bigard d'acheter ses animaux à un prix inférieur à celui réclamé par les éleveurs.

"Si on ne trouve pas une solution d'ici la fin de la semaine, le marché au cadran de Plérin est mort", a affirmé lundi M. Auffray, peu avant d'être reçu à Quimperlé (Finistère) par des dirigeants au siège du groupe Bigard. Le leader de la viande en France a annoncé en fin de semaine dernière de manière unilatérale qu'il achèterait désormais ses porcs à 1,329 euro/kg, contre 1,40 réclamé par les éleveurs.

" Ça veut dire que Bigard fait son prix à moins 5 (centimes) et que la Cooperl (l'un des deux autres acheteurs principaux du MPB, ndlr) va enclencher le pas très très vite parce que, pour des raisons de concurrence, ils ne pourront pas laisser Bigard leur prendre leur marché", a ajouté le président de la FNP. "Donc on peut imaginer qu'en fin de semaine Cooperl prenne la même décision et puis, derrière, les autres groupes, donc ça veut dire éclatement du marché", a estimé Paul Auffray.

 

"1,32 euros c'est le début d'un dévissage"

"1,32 euros c'est le début d'un dévissage (...), si on accepte 1,32 aujourd'hui, pourquoi pas 1,25 demain et puis pourquoi pas encore en dessous", a-t-il expliqué. "Si on accepte ça, la moitié des éleveurs de porcs disparaissent dans les deux ou trois ans qui viennent". "Pour nous, l'enjeu essentiel c'est d'abord d'assurer la cotation publique et ensuite on doit travailler sur éventuellement une amélioration des relations commerciales", a expliqué M. Auffray.

"On n'a pas prévu de bloquer le groupe mais on souhaite mettre tous les problèmes de la filière sur la table et leur expliquer une fois de plus que, de vouloir faire supporter à la profession leur manque de compétitivité industrielle, ce n'est pas acceptable", a-t-il poursuivi.

Bigard, comme la Cooperl, avait décidé début août de ne plus acheter au MPB, déclenchant une nouvelle crise du porc. En juin, le gouvernement avait fixé comme objectif au MPB de parvenir à un prix moyen de 1,40 euro/kg, prix minimum réclamé par les éleveurs, un prix atteint le 23 juillet au MPB de Plérin. Depuis, Bigard continuait à acheter, au prix du MPB mais en direct, 90.000 porcs par semaine.

Source AFP

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Commentaires 2

jean tremble

Restez calmes , les Lubitz qui pilotent le monde porcin nous y conduisent lentement ,ils sont installés dans leurs fauteuils depuis plus de trente ans pour certains. Nul doute, ils maitrisent la situation ,seuls les temps changent .Il faudrait s'adapter ,mais l'orgueil ,le pouvoir rendent aveugles. Se remettre en cause serait capituler. Tant pis le coup de semonce n'aura servi à rien. Comment motiver nos jeunes face à ce terrible spectacle ? Il n'y a plus qu'à attendre qui tombera le premier....

szut

pour le lait et la viande c est pour quand?

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