Les Bretons disent non à l’écotaxe

Dominique Poilvet - Réussir Porcs Mai 2013

Les Bretons disent non à l’écotaxe
Les portiques détecteront le passage des camions de plus de 3,5 tonnes qui seront équipés d’un boîtier signalant leur position. © D. Poilvet

Agriculteurs et dirigeants des entreprises agroalimentaires bretonnes réclament le report « sine die » de l’écotaxe. « C’est un nouvel impôt impossible à supporter en période de crise, qui va affaiblir l’industrie bretonne et laminer l’emploi », ont-ils déclaré lors d’une conférence de presse le 9 avril dernier. Par son éloignement des centres de consommation, la Bretagne sera l’une des régions les plus pénalisées. Son coût pour l’agriculture et l’agroalimentaire breton a été évalué à 40 millions d’euros à quoi il faut ajouter 25 à 30 millions d’euros pour le transport des marchandises en aval de la production. Soit au total 65 à 70 millions d’euros. « Rien que pour la Cooperl, le coût sera de 3 millions d’euros par an », déplore Emmanuel Commault, son directeur, qui dénonce une charge s’ajoutant aux distorsions de concurrences intracommunautaires existantes, dumping fiscal et social en particulier. L’écotaxe résulte des réflexions engagées dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Elle vise à favoriser le report du fret routier vers d’autres moyens de transports plus écologiques (rail, fret maritime ou fluvial). La taxe sera prélevée sur les transporteurs routiers qui devront la répercuter sur leurs clients.
« Ce seront en fait les éleveurs et les entreprises qui la supporteront », explique Emmanuel Commault. « Nous sommes dans un marché européen. Si les prix de nos produits augmentent à cause de ce nouvel impôt, nos clients se retourneront vers d’autres fournisseurs non soumis à cette taxe », prévient-il.

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