Les Bretons ont besoin d’être rassurés sur la qualité de l’eau

Claudine Gérard - Réussir Porcs Décembre 2011

Pascal Fourchon, responsable de la  communication Triskalia © C. Gérard
« Même si ces sujets peuvent nous agacer, nous devrons encore parler de l’environnement, de la qualité de l’eau, des algues vertes, et expliquer ce que nous faisons concrètement. »

Le groupe coopératif Triskalia a mené une enquête auprès de citoyens bretons pour comprendre leurs attentes vis-à-vis des éleveurs. Il ressort que la protection de l’eau et des sols reste pour eux une priorité.

Enquête auprès de 56 personnes en Bretagne

C'est la commission communication Triskalia* qui a réalisé cette enquête en mai et juin 2011. L'échantillon se compose de 56 personnes résidant en Bretagne, ne travaillant pas directement en agriculture, dont 73 % habitent dans des villes de plus de 5000 habitants. 57 % d’entre eux n’ont aucun lien de parenté ou d’amitié avec un agriculteur.* Groupe coopératif issu de la fusion en 2010 de trois coopératives agricoles : Coopagri Bretagne, Cam 56 et Eolys.

P rès d’une personne enquêtée sur deux place le taux de nitrates dans les eaux en tête de leurs préoccupations, et une sur trois cite le problème des produits phytosanitaires dans les sols. C’est la première information de l’enquête conduite par Triskalia auprès de 56 Bretons, sans lien direct avec la production porcine. Le problème des algues vertes n’arrive qu’en troisième position de leurs préoccupations, mais Pascal Fourchon, qui a orchestré l’enquête, précise que le questionnaire a été soumis en juin, avant l’épisode des sangliers de Morieux… Enfin, bonne nouvelle, les odeurs de lisier arrivent en dernière position, « Ce qui laisse à penser que ce combat est gagné, et que les Bretons reconnaissent les efforts que nous avons faits en matière d’épandage et de gestion des lisiers », se réjouit Josiane Méhoas, éleveuse à Fréhel (22) et présidente de la commission communication porc Triskalia.

Josiane Mehouas, coordinateur de l'enquête. © C. Gérard

« L’agronomie parle aux gens. Nous devrons toujours rappeler au public que l’éleveur de porc est aussi un agriculteur. »

Méconnaissance du grand public en matière d’agronomie et d’environnement

Concrètement, cette enquête confirme que la communication grand public devra porter en priorité sur les mesures prises pour protéger l’eau et le sol. Mais attention aux termes employés… Car l’enquête pointe aussi la méconnaissance du grand public en matière d’agronomie et d’environnement. Ainsi, la moitié des personnes interrogées avouent ne pas savoir la signification des termes « couvert végétal » ou « bande enherbée » (et qu’en est-il de ceux qui affirment savoir de quoi il s’agit ?). Et seulement une personne sur trois fait le lien entre azote et nitrate… En revanche, lorsque l’explication est donnée simplement, les personnes enquêtées jugent que ces pratiques agricoles et le lien au sol (couverts végétaux, analyses des sols…) présentent un fort intérêt. « Ceci prouve que nous devons continuer à parler de notre métier, dire que nous agissons pour la protection de l’eau et des sols, en expliquant simplement et concrètement ce que nous faisons », conclut Pascal Fourchon. Ce sera l’objet de réflexions qui seront menées cet hiver au sein du groupement Triskalia pour déterminer les moyens de communication, les supports et les messages essentiels à véhiculer auprès du grand public au cours de l’année 2012.

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