Les écarts entre élevages bretons restent importants

Claudine Gérard - Réussir Porcs Janvier 2012

Les écarts entre élevages bretons restent importants
© Source Ifip

Les écarts de marge constatées par l'Ifip entre producteurs bretons restent importants, quelle que soit la conjoncture.

Dix ans d'amélioration des performances techniques

Les écarts entre élevages bretons restent importants
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En dix ans, avec + 1,3 porcelet né, il reste 1,1 porc de plus vendu.

Globalement, les performances techniques des élevages bretons ne cessent de s’améliorer. Brigitte Badouard, Ifip, montre qu’entre 2000 et 2010 la productivité a progressé en moyenne de trois porcs par truie présente, l’IC a baissé de 0,20 point. Cependant, l’hétérogénéité entre élevages reste toujours aussi marquée. Ainsi, on constate qu’il faut environ dix ans pour que la productivité des élevages du 1/3 inférieur ou le niveau d’indice de consommation atteigne le niveau du 1/3 supérieur… Ces différences de performances sont la cause d’écarts de marge conséquents, et d’autant plus forts que la conjoncture est favorable, ces écarts allant de 384 à 551 €/truie et par an selon les années.(1)

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Par ailleurs, Brigitte Badouard souligne que le progrès génétique ne se retrouve pas totalement en élevage. Si le nombre de nés totaux a progressé de + 1,3 entre 2000 et 2010, le nombre de porcs vendus a augmenté de + 1,1. En engraissement, les derniers tests de terminaux affichaient des croissances de 1023 g/j alors que la moyenne bretonne s’établit à 790 g/j. Il en est de même pour l’IC (voir tableau). La bonne nouvelle vient des taux de pertes en engraissement qui ont diminué, passant de 5,6 % dans les années 2000 à 3,6 % ces deux dernières années, « soit un gain de 40 €/truie », calcule Brigitte Badouard qui conclut que les résultats des élevages devraient progresser, mais que pour certains éleveurs, le potentiel maximal permis par les outils en place est déjà atteint. Ces éleveurs, souvent bloqués par des difficultés de financement, des contraintes administratives ou de voisinage, ne peuvent pas mettre en place les rénovations ou restructurations nécessaires.

(1) En 2010, les marges des éleveurs bretons se sont situées entre 600 et 1400 € par truie présente et par an.

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