Matières premières et additifs : Des solutions alimentaires pour les porcelets

Les nutritionnistes sont toujours en recherche de qualification de nouvelles matières premières et d'additifs qui permettent d'améliorer les performances et la santé digestive des porcelets.

Féveroles à fleurs blanches ou colorées : mêmes recommandations

Des essais conduits par l'Ifip ont montré qu'il est possible d'incorporer 20 % de féveroles dans les aliments 2e âge et 35 % dans les aliments d'engraissement en remplacement de céréales et tourteau de soja, sans dégrader les performances (ingéré, GMQ, IC). Ces recommandations valent aussi bien pour les féveroles à fleurs blanches, pauvres en tannins, que celles à fleurs colorées, riches en tannins.
Pour en savoir plus : voir publications des Journées de la recherche porcine 2010, communication d'Eric Royer, JRP, p 77.

Les fibres, pas forcément bonnes pour le porcelet !

L'incorporation d'un mélange de pulpe de betterave et de coques de soja dans les aliments 1er et 2e âge en vue d'améliorer l'état de santé (digestif) des porcelets n'est pas concluante dans l'essai conduit par l'Ifip et l'Inra. Placés en conditions « dégradées » (absence de lavage, surdensité…) les porcelets recevant ces fibres ont vu leur croissance améliorée sur la phase 1er âge, mais dégradées sur la phase deuxième âge par rapport à des porcelets recevant un régime sans ces fibres. Les fibres ne diminuent pas la proportion de fèces liquides, voire elles les augmentent parfois.
Pour en savoir plus : voir publications des Journées de la recherche porcine 2010, communication de Didier Gaudré, JRP, p 85.

Une enzyme pour des formules complexes

Dans le cadre d'une diversification des sources de matières premières, l'utilisation d'une enzyme xylanase (endo 1-4 xylanase) s'avère judicieuse. Un essai mené par Pascal Cerneau, d'Euronutrition, en a fait la preuve avec deux formules d'aliments pour porcelets sevrés (41 à 68 jours d'âge) : l'une « classique » à base de céréales à paille, l'autre, plus complexe, avec du maïs, du sorgho, du manioc et, au final une différence de valeur énergétique de 0,4 MJ/kg en défaveur de cette dernière. L'introduction de 0,01 % de xylanase d'origine bactérienne dans cette formule complexe a permis d'obtenir des performances aussi bonnes qu'avec la formule « céréales ».
Pour en savoir plus : voir publications des Journées de la recherche porcine 2010, communication de Pascal Cerneau, JRP, p 119.

Le poisson est sans effet positif pour le porcelet !

La farine de poisson incorporée à 3, 6 ou 9 % dans un aliment de sevrage contenant 15 % de lactoserum ne permet pas d'améliorer les performances techniques de porcelets de 28 jours. De même, l'incorporation de 4 % de farine de poisson pour des porcelets de 12 kg n'améliore aucun des critères de performances. Ce résultat, en contradiction avec de précédents essais, serait à mettre au compte d'une meilleure approche de la valeur des matières premières (tourteau de soja) qui permet aujourd'hui d'équilibrer plus finement les formules pour porcelets.
Pour en savoir plus : voir publications des Journées de la recherche porcine 2010, communication de Didier Gaudré, JRP, p. 129.

Des extraits végétaux améliorent l'IC des porcelets

L'ajout d'extraits végétaux Biomin (P.E.P.125) à un aliment destiné à des porcelets de 42 jours a permis de baisser l'indice de consommation de façon significative (de 1,50 à 1,42 entre 12,4 et 23,3 kg). Le produit est un mélange d'huiles essentielles d'origan, d'anis et de citron avec des FOS (fructo oligo saccharides).
Pour en savoir plus : voir publications des Journées de la recherche porcine 2010, communication de Christian Ténier, JRP, p. 125.

Source Réussir Porcs Mars 2010

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