Pas de report prévu pour la mise aux normes bien-être

Dominique Poilvet - Réussir Porcs Décembre 2011

Pas de report prévu pour la mise aux normes bien-être
Le coût d’une place truie gestante aux normes bien-être est de 600 € pour une rénovation, 1200 € pour du neuf, selon une enquête du CRP des Pays de la Loire. © D. Poilvet

L’État reste ferme. Lors d’une conférence de presse initiée par le Comité régional porcin des Pays de la Loire le 3 novembre dernier, Caroline Le Poultier, conseillère agricole du Premier ministre, a indiqué qu’il n’y aura pas de moratoire pour la mise aux normes bien-être des truies gestantes. « Notre demande d’engager une consultation entre États membres de l’UE, afin d’envisager un aménagement du calendrier, a été refusée », déplore Dominique Bellanger, animateur du CRP.
Pour justifier sa position, Caroline Le Poultier a évoqué le refus de la Commission européenne d’accorder un report de la mise aux normes bien-être des pondeuses prévue pour le 1er janvier 2012. Selon Bruxelles, un report serait de nature à compromettre les efforts de mise en conformité déjà effectués, provoquerait des distorsions de concurrence et saperait la confiance des consommateurs.

47 % des élevages ligériens aux normes

Dans les Pays de la Loire, une enquête réalisée par le CRP à la fin de l’été 2011 montre que 47 % des élevages sont aux normes. Le prix de la place se situe autour de 600 € pour les rénovations, 1 200 € pour du neuf. L’enquête recense trois freins majeurs à la réalisation des travaux : une capacité d’investissement faible, la remise en cause des normes environnementales nécessitant souvent une enquête publique, et l’organisation des bâtiments avec le problème de distance vis-à-vis les tiers.
Le Comité régional porcin rappelle aussi que les éleveurs n’ont eu que 10 ans pour se mettre aux normes, alors que les bâtiments s’amortissent sur 15 ans au moins. « Nous demandons d’accorder un délai aux éleveurs qui s’engagent pour que leurs travaux puissent se terminer en 2013 », ajoute Dominique Bellanger.
Le CRP souhaite également que la situation des éleveurs de 55 ans et plus soit examinée au cas par cas, plutôt que de mettre en œuvre des pénalités. Il demande un élargissement des investissements éligibles, une révision des critères d’attribution pour les investissements dans une maternité associative, et un allègement des dossiers administratifs.

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