Porc : le prix stable à 1,389 euro

   Porc : le prix stable à 1,389 euro

Le prix du porc est resté stable à 1,389 euro au marché du porc breton (MPB), à l'issue d'une séance de cotation qui s'est tenue aujourd'hui, sans les acheteurs Cooperl et Bigard.

Mardi, la première séance de cotation depuis le début de la crise et la suspension de la cotation pendant une semaine, avait clôturé en baisse d'un peu plus d'un centime par rapport à la séance du 6 août, à 1,389 euro.

Pour cette deuxième séance, jeudi, le "prix d'arrêt" (prix plancher) en dessous duquel les ventes ne pouvaient pas descendre avait été fixé à 1,368 euro et 51.000 porcs en 340 lots ont été mis en vente.

Les cinq acheteurs présents étaient, comme mardi, Josselin Porcs Abattage (Intermarché) et Kermené (Leclerc) pour la grande distribution, SA Bernard et SA Charles qui appartiennent tous deux au groupe Jean Floc'h basé à Locminé (Morbihan) et Abera (Glon-Sanders/Sofiproteol), basé à Saint-Brice-en-Coglès (Ille-et-Vilaine).

La FNSEA réclame une augmentation entre 5 et 7 €/t

Présent parmi les 80 à 100 éleveurs rassemblés autour de "la maison du cochon", qui abrite à Plérin le MPB, le président de la FDSEA des Côtes-d'Armor Didier Lucas a indiqué qu'une réunion entre éleveurs et producteurs d'alimentation animale avait eu lieu sur place dans la matinée, car ces derniers viennent, selon lui, de décider d'augmenter leurs tarifs "entre 5 et 7 euros la tonne".

"On leur a demandé de ne pas augmenter les aliments avant la fin août" compte tenu de la situation de la filière, a indiqué M. Lucas. "5 euros de plus la tonne, c'est 2 centimes de coût supplémentaire pour la production du kilo de cochon", a-t-il souligné.

Un conseil d'administration du MPB a également eu lieu jeudi avant la réouverture de la cotation.  Les dirigeants de la Cooperl et de Bigard ont été reçus mardi et mercredi au ministère de l'Agriculture mais ils ont maintenu leur refus de revenir au MPB.

Ces deux coopératives, qui représentent habituellement près d'un tiers des achats au MPB refusent depuis le 10 août le prix préconisé de 1,40 euro le kg, insistant notamment sur les difficultés qu'ils rencontrent avec un tel prix à l'export, compte tenu des distorsions de concurrence avec les autres pays producteurs européens.

Sur le terrain, quelque 150 agriculteurs de l'Orne ont muré dans la nuit de mercredi à jeudi l'entrée de la Direction des territoires (Ddtm) à Alençon pour dénoncer "les normes et les contrôles" pesant sur les exploitations.

Source AFP

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