Porc : Paul Auffray dénonce un "boycott disproportionné" des industriels

Porc : Paul Auffray dénonce un "boycott disproportionné" des industriels

Le boycott du marché au cadran de Plérin parles deux poids lourds de l'industrie du porc, Bigard et la coopérative Cooperl, "est totalement disproportionné par rapport aux enjeux de la filière porcine française", a jugé mardi sur iTélé Paul Auffray, le président de la FNP (Fédération nationale porcine).

Cela se fait "en totale impunité, sans aucune forme de dialogue avec la profession", a estimé M. Auffray, y voyant une "forme d'agression" et de "mépris" pour le monde agricole. "C'est littéralement une prise d'otage des producteurs par des groupes industriels", a-t-il ajouté, qualifiant cette pratique de "chantage", destiné à "faire baisser les prix sans vouloir le dire expressément". "On savait que cet objectif d'un euro quarante organisé par le ministre de l'Agriculture était un accord fragile, notamment sur le volet export", a concédé le président de la FNP, citant la concurrence allemande et espagnole.

Une juste valorisation

Ce prix "d'équilibre" fixé mi-juin entre les différents acteurs de la filière vise à permettre aux éleveurs français de garder la tête hors de l'eau en couvrant leurs frais de production. Car "la viande porcine française est valorisée à 80% sur le territoire national", a rappelé M. Auffray, considérant que les éleveurs étaient de ce fait en droit de "réclamer une juste valorisation" de leur production. Le président de la FNP a par ailleurs à nouveau dénoncé les "pratiques salariales de type mafieuses" ayant cours en Europe, notamment en Allemagne et en Espagne, "avec des salaires qui ne dépassent pas 5 euros de l'heure, avec des pratiques de travail au noir, avec du travail le week-end". "Est-ce que c'est normal que nous, éleveurs français, soyons en situation de subir la pression des industriels allemands qui, pour moi, sont les nouveaux négriers des temps modernes ?", s'est-il indigné. La crise économique traversée par la filière porcine est "d'ordre politique", a encore jugé M. Auffray. Elle bénéficie selon lui "de la complicité du gouvernement allemand, du gouvernement espagnol" et est "acceptée par la Commission européenne et de façon passive par le gouvernement français qui n'a pas le courage de dénoncer ces pratiques".

Sur le même sujet

Commentaires 2

marin347

une chose a faire pour ramener bigard et corporel provoquer leur faillite en détruisant les usines ***et en empêchant les grandes surfaces de s approvisionner chez ceux ci

MA

QUAND LA FRANCE AURA LE COURAGE D AFFRONTER L ALLEMAGNE?

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires