Prix de la viande : Un accord «volontaire» signé

Agriculteurs, industriels et distributeurs se sont mis d'accord ce matin sur un dispositif dont l'objectif est de répercuter l'envolée des cours des matières premières agricoles sur les prix de la viande, de la production au prix payé par le consommateur.

Cet accord a été signé en présence du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, qui tenait beaucoup à la mise en place de ce mécanisme destiné, selon lui, « à défendre le producteur et le consommateur ». Il concerne les viandes de porc, de boeuf et la volaille.

Signé sur une base « volontaire », cet accord prévoit la réouverture de négociations commerciales lorsque les prix de l'alimentation animale, notamment des céréales, dépassent une certaine cote d'alerte, à la hausse comme à la baisse. Cet accord n'a pas de caractère contraignant, la réglementation ne l'autorisant pas, souligne le ministre.

La FNSEA, principal syndicat agricole, qui a largement oeuvré pour ce mécanisme, figure parmi les premiers signataires. Les fédérations spécialisées dans les productions de porc, bovin et volaille, dépendantes de la FNSEA, ont aussi apposé leur signature. En revanche, les deux syndicats agricoles minoritaires, la Coordination rurale et la Confédération paysanne, ont refusé de participer à cette opération qu'il estime n'être qu'une « opération de communication ».

Les industriels ont également paraphé l'accord, à l'exception notable de la Fédération française des industriels, charcutiers, traiteurs (FICT). La veille, la FICT avait fait part de sa réserve en raison de sa difficulté à faire passer des hausses de tarifs chez les distributeurs.

La grande distribution a unanimement répondu présente. De la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) qui regroupe la grande majorité des distributeurs, à Michel-Édouard Leclerc, patron des centres du même nom, en passant par Serge Papin, président du groupement de distribution Système U, ils ont tous signé.

Pour en savoir plus, consultez le texte de l'accord en pièce jointe.

Cet accord prévoit la réouverture de négociations commerciales lorsque les prix de l'alimentation animale, notamment des céréales, dépassent une certaine cote d'alerte, à la hausse comme à la baisse.

Cet accord prévoit la réouverture de négociations commerciales lorsque les prix de l'alimentation animale, notamment des céréales, dépassent une certaine cote d'alerte, à la hausse comme à la baisse.

Pièces jointes

Source d'après AFP

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