Projet de reprise de Gad par SVA J. R ozé

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Projet de reprise de Gad par SVA J. R ozé

Après la fermeture du site de Lampaul-Guimiliau en 2013, c’est au tour du deuxième abattoir du groupe Gad, filiale de la coopérative bretonne Cecab, de se voir placé en liquidation judiciaire. Mais enl’occurrence, le groupe SVA-Jean Rozé, filiale d’Intermarché a déposé fin septembre 2014 auprès du tribunal de commerce de Rennes une offre de reprise, qui prévoit la continuation d’activité à hauteur de23 000 porcs abattus et découpés chaque semaine.

Projet de reprise de Gad par SVA J. R ozé

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La décision de liquidation, et le fait que SVA-Jean Rozé est le seul candidat à s’être manifesté, a laissé à celui-ci une très grande latitude pour calibrer son offre, tant en terme de valorisation des actifs que d’effectif réembauché. Ainsi, comme le souligne d’ailleurs la Fédération Nationale Porcine (FNP), le fait qu’un avenir pérenne se dessine sur le site de Josselin est plutôt satisfaisant, tant il avait été dit et redit que le secteur de l’abattage porcin se trouvait en situation de surcapacité et que l’issue passait forcément par la fermeture définitive de sites. 

Il faut se souvenir que les abattoirs industriels français, situés en majorité en Bretagne et dans les Pays de Loire, ont été mis en place, puis modernisés, pour traiter un effectif qui devait nettement dépasser 27 millions de porcs charcutiers par an. Les retards pris dans la modernisation des élevages - liés souvent à l’absence de capacité financière d’une partie des éleveurs - a conduit à la disparition d’une part plus importante que prévue des effectifs entre 2011 et 2014 et à une chute de la production depuis un pic de plus de 26 millions d’animaux en 2007 jusqu’à 24,3 millions l’an dernier : il manque la production nécessaire à deux usines du type de l’outil de Josselin. 

Aujourd’hui, il est permis d’espérer que la filière emprunte le chemin d’un réel assainissement : en effet, si la création de nouveaux sites d’élevage semble peu probable, il existe encore une marge de progression de la productivité des élevages existants, donc des effectifs produits. Reste la question du vieillissement de certains abattoirs, faute de moyens d’investir, avec le risque de nouvelles fermetures, alors que la production peut reprendre. En revanche, on peut s’attendre à ce que les sites modernisés continuent de chercher un plus grand nombre de porcs charcutiers.

Source La note de conjoncture Agriculture et Agroalimentaire - Sepembre 2014

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