Résorption des excédents : L'Union Prestor Cecab valide l'intérêt des stations de traitement collectives

Dominique Poilvet

L'UPC démontre que les stations de traitement semi-collectives limitent le coût du traitement du lisier.

En matière de traitement du lisier, l'Union Prestor Cecab dresse un premier bilan des actions engagées chez ses éleveurs adhérents et met en avant l'intérêt des stations semi-collectives. « Sur les 650 adhérents que compte l'Union, 116 traitent leur lisier pour résorber une partie ou la totalité de leurs excédents d'azote et de phosphore », calcule Erwan Kerbol, responsable environnement à l'Union. Sur ce total, la moitié des éleveurs se sont engagés de manière collective, la plupart du temps sous la forme d'un GIE. « Beaucoup d'éleveurs de l'Union ont des élevages de taille moyenne », précise le technicien. « La plupart ont de petits excédents à gérer, généralement compris entre 500 et 3 000 m3. » Pour de tels volumes, une station individuelle coûterait cher. « En investissant collectivement dans une station de dimension importante, le coût ramené au m3 est nettement moins élevé », souligne-t-il, en citant des chiffres de stations récemment construites : 45 euros d'investissement par m3 de lisier traité pour une unité de 12 000 à 15 000 m3, contre 70 euros/m3 si la station est dimensionnée pour traiter 4500 m3.
Aujourd'hui, le service environnement de l'UPC assure le suivi technique de 19 stations semi-collectives sous le statut de GIE. 15 d'entre elles sont des stations biologiques. Les quatre autres sont des stations de co-compostage où le lisier est mélangé à des déchets verts provenant de collectivités locales. « Ces installations permettent toutes un abattement du phosphore, par la mise en place notamment de centrifugeuses en tête de traitement », ajoute Erwann Kerbol. Une précaution qui se justifie de plus en plus avec la prise en compte des besoins réels des plantes en phosphore dans les plans d'épandage.

La contrainte phosphore impose des coûts de traitement du lisier de plus en plus élevés, d'où l'intérêt de se regrouper pour optimiser le fonctionnement des installations. (D. Polivet)

La contrainte phosphore impose des coûts de traitement du lisier de plus en plus élevés, d'où l'intérêt de se regrouper pour optimiser le fonctionnement des installations. (D. Polivet)

Source Réussir Porcs Avril 2010

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