Résultats technico-économique : La phase sevrage-vente explique 75 % des écarts de marge entre élevages porcins

Claudine Gérard

Une étude présentée par Edouard Marcault, du service économique Cooperl Arc Atlantique, montre que le critère de productivité numérique des truies explique de moins en moins les écarts de marge entre ateliers. Le poste sevrage-vente, par ses coûts et ses produits, devient plus que jamais prépondérant. Les résultats du CER 22 de l'année 2009 mettent en évidence que les écarts de marge observés entre les naisseur-engraisseurs sont aujourd'hui expliqués à 26 % par la productivité, et à 61 % par le coût alimentaire et le prix de vente du porc charcutier.

Le poste sevrage-vente devient prépondérant

De 1995 à 1999, la productivité des truies représentait 55 % des écarts de marge entre élevages. Sur la période 2000 à 2005, sa part diminue à 51 % et de 2006 à 2009 elle se stabilise à 48 %. Edouard Marcault, du service économique Cooperl Arc Atlantique, montre par ces chiffres que, à l'inverse, le poste sevrage-vente devient plus que jamais prépondérant et constitue à lui seul 75 % de la marge par truie, et 77 % des charges opérationnelles d'un atelier, essentiellement au travers du coût alimentaire, résultat de l'indice et du prix moyen de l'aliment. Enfin, il calcule qu'aujourd'hui, le coût alimentaire et le prix du porc (poids de vente et plus-value) expliquent plus de la moitié des écarts de marge entre éleveurs. Il s'appuie sur les données issues des GTE des adhérents Cooperl, et confirmées par les données du CER France 22.
Or, l'étude des GTE naisseurs-engraisseurs Cooperl arc Atlantique met en évidence des écarts toujours importants entre élevages, avec en particulier des écarts d'indice sevrage vente allant jusqu'à 0,38 point. Ce qui, dans la conjoncture actuelle, équivaut à un écart de 11 euros par porc ! Par ailleurs, il constate que, chez un même fournisseur et quelle que soit la conjoncture, les écarts de prix d'aliment entre les groupes extrêmes atteignent régulièrement 15 euros par tonne, avec des écarts particulièrement marqués pour les aliments de post-sevrage et d'engraissement.
Enfin, il calcule que, par rapport aux moyennes enregistrées par le CER France 22, les éleveurs adhérents Cooperl Arc Atlantique ont dégagé 235 euros de marge brute par truie, dont 40 % sont expliqués par le coût alimentaire et 21 % par le prix de vente des porcs charcutiers.

 

 

Source Réussir Porcs Avril 2011

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires